Musée pour enfants de Manhattan

Via Museum Madness, je découvre qu'un nouveau musée pour enfants ouvre ses portes à Manhattan : le Children's Museum of Manhattan.

Une exposition est même prévue pour le printemps 2007 sur le thème de la Grèce ancienne. Wow! Je suis très curieuse du traitement qui sera apporté au thème. Si vous allez y faire un tour, vous me ferez un commentaire?

Les États-Unis sont très enclins à créer des musées pour enfants. Le Canada anglophone semble emboîter le pas. Question de mode? J'avais déjà amorcé la réflexion ici (Annick, as-tu progressé dans ton analyse?).

Alors, après toutes ces années de création de musées pour enfants, quels sont les résultats? Stimulation culturelle, simple parc d'amusement, développement d'un attachement au musée? Que retient l'enfant? A-t-il le goût de retourner au musée? Vous avez vu des études?

Quelques sites de musées canadiens pour enfants :

- Musée des enfants au Musée canadien des civilisations.

- Waterloo Regional Children's Museum

- Musée pour enfants de Laval (vous connaissez? Je n'y suis jamais allée et j'aimerais bien avoir un petit topo... et je suis un peu loin présentement pour y aller. ;-) )

- Centre des sciences de Montréal (même si ce n'est pas à proprement parler un musée «uniquement» pour enfants, leur approche muséale leur est principalement destinée)

- Manitoba Children's Museum

- London Children's Museum

- Children's Own Museum de Toronto

- Telus World of Science de Calgary

- Creative Kids Museum de Calgary également et qui ouvrira ses portes le 14 octobre 2006

Pour compléter, le site de l'Association of Children's Museum. Une association internationale de musées pour enfants.


Le financement des musées

Il y a plusieurs mois, cet article lu sur cyberpresse m'était resté en travers de la gorge. Sur le coup, je n'avais pas réussi à publier puisque je ne savais pas trop quoi en dire. L'impression générale (dans la population) étant qu'il manque tellement d'argent partout (notamment en éducation et en santé), il serait normal de «sacrifier» les musées puisqu'ils ne sont pas essentiels à la survie des gens.

Je l'avais donc gardé en banque.

Puis, Clément m'a envoyé cet autre article par Dedalus : Le Musée canadien de la nature se finance chez Talisman.

Encore une fois, j'étais mal à l'aise. Évidemment que je n'approuve pas que les musées soient financés par des entreprises ayant des cadavres dans leur placard. Mais, au-delà de ces dits cadavres, qu'en est-il du financement partiel ou total par le privé? Suis-je d'accord ou pas?

Voici quelques éléments de ma réflexion lié à certaines idées pré-conçues sur le financement privé des musées. Cette réflexion se limite au cas des musées d'État. Celui des «petits et moyens musées» soulève toute une autre série de questions.

Alors...

Financement privé = les concepteurs devront promouvoir ou éviter certains sujets

À la base, le souhait est que les musées aient toute leur liberté d'expression. Bien qu'il soit rare que des directives explicites soient données (de ne pas parler de quelque chose par exemple), il est probable que dans une certaine mesure, les concepteurs s'auto-censurent. Par contre, cette situation peut survenir lors de financement par le privé, par l'État, par des organismes publics ou une combinaison des trois. Les concepteurs empruntent plusieurs entourloupettes pour éviter ces situations : choix de l'organisation qui finance, choix des sujets abordés, choix dans la façon d'aborder les sujets (p. ex. : présenter les faits, les divers côtés de la médaille, le point de vue d'un expert) , choix dans les moyens utilisés pour aborder un sujet délicat (p. ex. : vidéo, texte, jeu), etc.

Cette idée pré-conçue de la perte de liberté demeure présente mais avec une ampleur moins importante que l'on peut se l'imaginer au départ. Quoi qu'il est vrai que le risque d'ingérence est plus grand avec un financement privé qui protège plus l'image projetée par l'organisation.

Certains peuples ont la tradition de contribuer à leurs organismes culturels (communément appelé mécénat) = le nôtre n'a pas cette tradition et la situation doit changer

Cette impression sous-entend que le financement privé est une forme de mécénat. Or, ce n'est pas exactement la même chose.

Dans le cas du mécénat, la personne ou l'organisme ajoute sa contribution au roulement normal d'un projet (musée ou autre) parce qu'il croit en la cause, parce qu'il souhaite dorer son image ou tout simplement parce qu'il souhaite bénéficier des réductions fiscales. Noble ou pas, dans le cas du mécénat, c'est l'organisme donateur qui choisit de poser son geste. Dans le cas du financement privé dont on parle présentement (i.e. dans les deux exemples d'articles que j'ai nommé précédemment), c'est une façon d'alléger la facture de l'État : l'État songe à permettre la privatisation de ses musées nationaux afin de les autoriser à aller chercher plus d'argent ou encore un musée national songe au financement privé pour compenser le manque d'argent donné par l'État. Dans le cas du financement privé, le musée va solliciter un organisme pour réussir à survivre ou à réaliser les projets avec l'envergure qu'il souhaite. Et ce, parce qu'il ne reçoit pas assez d'argent de son propre «boss», l'État.

Le mécénat est un bonus que l'on souhaite et que l'on est content de recevoir, mais qui ne peut se planifier à l'avance. Le financement (d'État ou dorénavant possiblement d'origine privée) doit faire partie des prévisions comptables.

Financement privé = plus d'argent que financement public (État)

Vraiment? Peut-on me montrer les chiffres? On parle bien de privatiser des musées d'État, n'est-ce pas? Juste pour le «fun», retournons la question : si l'État doit privilégier la santé aux musées, pourquoi les entreprises privées ne devraient pas faire de même?

Je ne crois pas que cette idée pré-conçue ait été nommée explicitement par le gouvernement, ni par les médias, ni par les entreprises privées. Pourtant, elle est sous-entendue. Comme si c'était une vérité qu'il n'est plus nécessaire de démontrer. Normal, il y a plus d'entreprises privées dans chaque État qu'il y a de gouvernements : partagez-vous le fardeau (le privé, i.e. à plusieurs), ce sera plus facile à porter que si je le fais seul (le gouvernement) . Puisque l'on se conforte lorsque l'on peut éviter de chiffrer les choses, il est plus simple de généraliser en disant : il y a plus d'argent chez le voisin (entreprise privée) puisqu'il fait des profits alors que moi, gouvernement, je n'en fait pas. Vous trouvez pas que ça fait un peu «le gazon est toujours plus vert chez le voisin»?

Financer les musées = enlever de l'argent à l'Éducation ou à la Santé

Par cette idée pré-conçue, on sous-entend que la survie des gens (de l'espèce!) dépend dans un premier temps de choses essentielles (santé et éducation) et que le reste (musées, cinéma, recherche, sport, livres, etc.) relèvent du luxe, du surplus que l'on s'accorde pour se faire plaisir. Cette idée est particulièrement sournoise.

Outre les vérités immuables que l'on meurt plus d'un cancer que du fait de ne pas visiter une exposition (ou d'aller au cinéma par exemple) ou encore que l'on s'assure un meilleur avenir en sachant minimalement lire qu'en sachant minimalement qu'est-ce que sont le théâtre, l'opéra et le ballet, il faut décortiquer cette idée pré-conçue. Surtout en ces temps-ci où l'on nous affirme qu'il faut faire des choix puisque les coffres de l'État ne débordent plus (ce qui n'est pas la même chose que de dire qu'ils sont vides!).

Alors, oui, le financement de l'Éducation et de la Santé sont essentiels. Ceci dit, est-ce que cela implique nécessairement que les autres ne sont pas, eux-aussi, essentiels? Est-ce que le manque de financement dans les hôpitaux implique que l'on doit nécessairement couper dans le financement des bibliothèques ou des musées (c'est un exemple parmi d'autres évidemment)?

Financer les musées = un gaspillage, au contraire d'autres domaines qui «rapportent» immédiatement (sous-entendu financièrement ou avec des effets immédiatement visibles)

L'idée que le financement des musées ne rapporte pas à la société est un leure incroyable. Des milliers de travailleurs contribuent à l'économie nationale : fabricants, fournisseurs, créateurs, administrateurs, etc. Tous ces gens génèrent des millions de dollars en activité économique. Ils ne visent pas les profits comme les entreprises privées, soit. Ils n'affichent pas leurs états économiques comme les entreprises cotées en bourses, soit. Ils ne produisent pas des objets qui demeureront sur une tablette ou seront vendus, soit. Ils ne règlent pas un problème immédiat tel l'opération d'une cataracte, soit. Ils ne constituent pas la base de la vie en société comme l'apprentissage de l'addition. Par contre, les musées contribuent à l'éducation nationale. Ils participent à l'activité économique nationale. Ils font partie des domaines qui permettent à une nation de se faire connaître des autres nations (aux côtés du cinéma, de l'art, de la science et de bien d'autres) notamment par le biais du tourisme, des expositions itinérantes, de l'enrichissement professionnel qu'ils suscitent chez les professionnels d'autres pays et d'ici. La création muséale propulse les sociétés vers des terrains qui encouragent la réflexion. L'action des musées n'est pas un gaspillage, parce que les musées ont le privilège et le poids de contribuer au développement d'une identité. Identité personnelle, mais également collective. Cette identité a besoin des retours dans le passé et des projections dans l'avenir pour se forger. Elle a besoin d'objets phares, d'idées clés et de réflexion complexes et synthétisées pour cheminer.


Alors, pourquoi l'État devrait continuer à considérer la culture comme essentielle? Pourquoi toute cette réflexion me pousse à croire qu'il est essentiel que l'État investisse aussi dans les musées, en parallèle avec les sacrés Éducation et Santé?

Les musées sont essentiels parce que (en vrac, pas nécessairement dans l'ordre d'importance et vous pourrez en ajouter d'autres) :

- ils constituent une forme d'apprentissage;

- ils contribuent à l'activité économique;

- ils stimulent la création tant chez les concepteurs (évidemment), mais surtout chez les visiteurs. Et l'on découvre de plus en plus l'importance de cette créativité pour le développement de toutes les sphères de la société;

- ils représentent le pays lors de circulations d'expositions et lorsque les touristes viennent découvrir notre pays;

- ils mettent en place les éléments qui forgent l'identité des peuples, de notre peuple. On parle alors de la conservation d'objets et de leur documentation et diffusion, mais également et surtout des idées identitaires véhiculées dans les expositions, activités éducatives, conférences et autres productions muséales.

Cette notion d'identité me semble présentement un des grands oubliés des «priorités gouvernementales». Et attention, pour moi, identité n'égale pas souveraineté ou fédéralisme. Ça n'égale surtout pas ça. La souveraineté ou le «sentiment fédéraliste» découle, ou pas, des éléments de notre sentiment identitaire. Notre identité, ce sont nos valeurs, ce sont notre histoire, ce sont nos sources d'inspiration, ce sont nos gestes, nos soupirs et nos espoirs.

Et, à mon sens, l'État est un meilleur agent pour promouvoir tout cela, que les entreprises privées.


Musée du Quai Branly

Je viens d'effectuer une première visite de reconnaissance au tout nouveau Musée du Quai Branly.

Première visite parce que je n'avais qu'une heure de disponible et qu'il est impensable de tout saisir, même l'essentiel en si peu de temps. J'y retournerai donc à l'automne, question de leur laisser le temps de terminer l'installation et d'amorcer leurs activités pour la famille et les écoles.

Le musée est situé à quelques pas de la tour Eiffel, dans un secteur de Paris où l'on retrouve plusieurs musées importants dont plusieurs sont en travaux de rénovation ou l'ont été récemment : Musée de la Marine, Musée de l'Homme, La Cité de l'architecture et du patrimoine (ouverture prévue en 2007), etc.

Avant de commencer, trois liens intéressants :

- Cet article du journal Le Monde résume l'historique de la gestation du musée.

- France 2 a publié un plan d'ensemble du site ainsi que de l'intérieur du musée. Ça vous aidera à comprendre mes commentaires.

- Génial! : un insider a photographié toute l'installation du musée avec son téléphone portable! Un photo-blogue de l'installation, quoi!


Voici donc, en vrac, mes impressions.

Extérieur

Mur

L'arrivée se fait le long de la Seine. Première surprise, le site est bordé par un immense mur de verre. Ce mur a pour fonction de couper le bruit, mais réussit très bien à créer une ambiance de préservation : le musée est lui-même en vitrine!

Vient ensuite un aménagement paysager (un jour on pourra appeler ça jardin, pour l'instant, ils étaient en train de planter et d'aménager. Mais ça promet!).

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Également, on y retrouve le fameux mur végétal (désolée, pas de photo parce que je suis allée le voir à la fin de ma visite et rendu là, je n'avais plus de piles dans l'appareil) du botaniste Patrick Blanc. Impressionnant.

Accueil

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La billetterie se situe à l'extérieur, sous l'espace consacré aux collections permanentes. C'est la première fois que je vois une billetterie «à l'air libre». J'ai bien hâte de voir la réaction des gens lors des jours de vent, de pluie ou de grand froid. Sur la photo, on voit bien qu'il y a peu de gens (il était 14h), mais à ma sortie (vers 15h40), la file était déjà cinq ou six fois plus longue. En plein mois de janvier et février, je doute que les gens accepteront de faire la queue au froid pendant si longtemps .

Évidemment, un tel aménagement serait impensable au Québec. C'est là que l'on constate que l'implantation d'un musée doit réellement se faire selon son contexte.

Entrée

L'entrée du musée est spacieuse. C'est peu dire. Immense! Blanche de partout, ce qui la rend un peu trop impersonnelle. Ça viendra avec le temps j'imagine.

Par contre, on y retrouve le premier étage de la réserve des instruments de musique de la collection du musée : une immense colonne de verre qui occupe plusieurs étages (photo).

Je trouve extraordinaire d'avoir pensé à exposer une partie de la collection aux visiteurs et surtout le choix de la collection : en effet, les instruments de musique sont très significatifs pour les gens. À retenir.

Passerelle

Suite à l'entrée, on s'engage dans une immense (encore! ... Oui, tout est immense dans ce musée : l'espace, les infrastructures, les objets, les vitrines. Tout!) passerelle blanche (photo). Cette passerelle fait office de lieu de transition entre notre culture et celles que nous allons découvrir. Le passage débute en étant large et d'une éblouissante blancheur pour devenir étroit et obscur. On dirait presque qu'une symbolique maternelle avec le passage de la naissance. Peut-être a-t-on voulu signifier que l'on retournait aux origines?

Sur la passerelle (murs et plancher), on retrouve des projections qui «mettent dans l'ambiance».

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L'exposition permanente

Nous voici enfin arrivés dans l'exposition. Quatre zones : Afrique, Océanie, Asie et Amérique. Et des objets. Le coeur de l'expo, son âme, ce sont les objets. Ceux-ci sont accompagnés d'une vignette et d'un maigre élément de contexte. Fait intéressant, ils sont regroupés par thématique plutôt que par peuple. Les masques, les instruments de musique, les objets funéraires, la chasse, la spiritualité, etc. Le tout, en regroupant les peuples.

Pour quelques photos de l'exposition, voir celles-ci du Figaro.

Les objets
Il va sans dire que les objets sont magnifiques. J'ai tout de même déploré l'absence totale de textes de zone. Aucune introduction, aucune mise en contexte, aucune présentation explicite des peuples. Je devine qu'on les retrouve dans l'audioguide et dans la visite guidée.

Il faut savoir que je fais le choix de toujours faire la première visite «sans rien» comme plusieurs des visiteurs. Dans ce cas-ci, il manque nettement ces textes généraux. On verra bien le contenu de l'audioguide lorsque j'y retournerai.

Les vitrines sont en-soi impressionnantes. Pas de socle. Du verre d'en bas jusqu'en haut. L'objet est suspendu (ou soutenu) en l'air dans ce cube de verre. L'effet impose.

Les boîtes

De l'extérieur, on voit des boîtes colorées qui constituent une des particularités visuelles du musée.

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À l'intérieur, ces boîtes sont le véritable bijou de l'exposition. Chacune est consacrée aux objets d'un peuple. Chacune est aménagée de façon différente. Chacune a son ambiance, son atmosphère, son âme. Après la seconde que l'on explore, on se prend au jeu de vouloir découvrir la suivante!

On voit bien que ces boîtes sont encore à l'étape de la finition. À l'entrée, il y a un espace vide sur le mur. Peut-être sera-t-il consacré à un texte présentant le peuple en question? On l'espère.

D'autres boîtes sont nommées boîtes à musique. Comme leur nom l'indique, elles présentent la musique de ces peuples. Les gens s'y agglutinaient et on voyait bien qu'ils appréciaient ce volet qui leur permet de s'imprégner du contexte dans lequel les objets évoluaient.

Multimédia

Au centre de l'immense salle, on retrouve une structure de cuir tout en long. Elle a été nommée le serpent. Cette bande abrite de nombreux multimédias (entrevues, documentaires, etc.) sur les peuples. Sans audioguide, c'est le seul endroit où l'on peut réellement sentir le vécu de ces peuples. Un volet très apprécié de la visite. Par contre, l'aménagement est à questionner : ces alcôves sont parfois minuscules et seules deux ou trois personnes réussissent à voir l'écran.

D'ailleurs ce a href="http://www.flickr.com/photos/bezombes/95307525/">commentaire sur les alcôves multimédias correspond exactement à ce que j'ai senti.

Semblerait qu'il faudra vivre avec.

À la toute fin de l'exposition (section sur les Amérindiens), sur ce même serpent, on retrouve des visionneuses (un peu comme dans les lunettes stéréoscopiques). Elles montrent en 3D, des photos de sites Incas ou Maya (je n'ai malheureusement pas retenu). Jusque là, rien de spécial, on connaît. Mais, ce qui est génial, c'est que lorsque l'on bouge ces lunettes, on se retrouve à «pointer» sur certains lieux de la photo. Apparaît alors un texte qui explique ce qu'est ce lieu ou ce monument. Rien de bien compliqué, mais soudain, on passe d'un état d'observateur passif qui ne comprend pas à celui d'initié qui interprète ce qu'il voit!

Éducation

Les animations scolaires et familiales ne sont pas commencées. Elles débuteront en septembre. J'ai bien l'intention d'aller observer ces activités. Pour l'instant, le programme (voir la section «Vous êtes» du site du musée) proposé est des plus intéressant!


À suivre donc!MurMur_1
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Apprendre au Musée

Je viens de lire ce document sur l'apprentissage dans les musées : In Principle, In Practice. Insights : A Museum Learning Resource préparée par le Institute for Learning Innovation.

On y retrouve un excellent résumé des diverses façons d'apprendre (dans une approche théoriques) selon les divers publics (famille, musées de sciences, jeunes, adultes, etc.). Une synthèse à conserver.


Via la liste Museum-L.


Agora du MVC

- Le Musée virtuel du Canada est un immense projet. Je vois dans ce bulletin qu'ils ont un projet de centre d'apprentissage virtuel. Intéressant!

Vous connaissez quelqu'un qui y travaille? J'aimerais bien voir comment c'est élaboré.

Voici l'info que j'ai trouvé :

- «Pour faire suite à l’usage croissant d’Internet chez les enseignants, le MVC inaugurera le centre d’apprentissage AGORA au printemps 2007. Cette initiative procurera aux éducateurs et aux apprenants du Canada un environnement virtuel interactif où ils trouveront une compilation de ressources d’apprentissage (textes, images, vidéos et présentations multimédias) et des résultats tangibles, générés par les établissements canadiens.» Énoncé de mission du RCIP


-«Pendant le mois de mai, le RCIP prend la route pour promouvoir l'AGORA à des conférences portant sur l'éducation. AGORA - Le centre d'apprentissage est une nouvelle initiative du Musée virtuel du Canada conçue pour aider les enseignants et les étudiants à employer le contenu des musées et à faire progresser la participation et l'interaction dans l'apprentissage en cours et hors des salles de cours.

Après l'annonce de la création du nouveau logo d'AGORA, le MVC s'occupe maintenant de présenter l'idée de l'apprentissage interactif aux enseignants canadiens. Ce mois-ci, le MVC ouvre le bal en assistant à la conférence ETCATA 2006 (Educational Technology Council of the Alberta Teachers Association) à Kananaskis, près de Alberta, et à la conférence ECOO 2006 (Educational Computing Organization of Ontario) à Mississauga (Ontario).» Bulletin de mai 2006 du RCIP

Je trouve cette initiative importante parce que de plus en plus d'information muséale destinée aux enseignants est disponible et des heures sont nécessaires pour les trouver et les interpréter. Or, les enseignants n'ont pas ce temps. Il est de notre devoir de les aider à se simplifier la tâche de recherche et de leur donner des outils pour utiliser nos ressources à leur façon.

... et ne pas oublier qu'avec le Web, on ne s'adresse plus uniquement aux enseignants de notre patelin mais que tous les enseignants de la planète vont bénéficier de notre information. De là l'importance de leur fournir de bons outils de recherche et d'auto-adaptation des contenus.

Décidément, j'aimerais en savoir plus sur cet Agora.


Carrefour des savoirs

Je savais que le site du RCIP était énorme. Je savais que le RCIP réalisait beaucoup de projets et effectuait une veille impressionnante du domaine du patrimoine et des musées. Mais là, vraiment, ils ont fait un bond incroyable notamment avec le Carrefour du savoir portant sur les blogues, podcasts, wiki, etc., dans un contexte muséal . Si ça fait plusieurs mois que vous n'y êtes pas allés, réservez-vous quelques heures. Ça vaut le coup.

Merci à Julie Bibaud pour son commentaire qui m'a permis de le découvrir.

On y retrouve notamment quelques infos sur l'utilisation des wiki lors de la réalisations de projets muséaux. Je n'ai jamais utilisé de wiki pour le travail, mais je perçois très bien la très grande utilité que cela pourrait avoir. Par contre, j'ai utilisé un blogue (carnet) pour la réalisation du projet des Fantômes au musée du Musée de la civilisation. Une expérience des plus fructueuses dont je vous ai parlé ici. Je vois mal réaliser d'autres projets d'envergure sans cet outil.

Ce que j'apprécie c'est que l'on y retrouve des infos pour apprivoiser ces outils dans un contexte muséal. Également, on sent bien qu'ils sont disposés à nous aider.

Il manque uniquemment un fils RSS qui nous informe de toutes les nouveautés et ajouts effectués dans l'ensemble du site du RCIP. On en retrouve tout de même dans certaines pages du site (offres d'emploi, communiqués de presse et formation).


Invitation

Je vous invite à aller jouer avec les deux intrigues que j'ai conçues en collaboration avec l'équipe d'Opossum et d'iXmédia pour le site Nos racines. Elle sont accessibles en haut à droite de la page principale.

Ces deux intrigues ont été un véritable plaisir à réaliser malgré la distance! En effet, j'ai eu ce mandat à la fin de l'hiver dernier alors que j'étais déjà installée à Paris. Comme quoi, le travail outre-mer ne pose pas de problèmes. Yé! ;-)

Merci Jean-Sébastien. Et bravo à l'équipe de production.


À retenir

Élément à retenir publié par François. Les musées aussi devront s'y adapter.

C'est pourquoi plusieurs musées se tournent vers «l'expérience», «faire vivre», «les mises en situations réelles ou fictives» ou autres expressions du genre.

Tant qu'à y être, à quand une exposition «jeu-vidéo»? Une exposition de virtualisation 3D où on devient soi-même un des personnages du récit? Côtoyer Magritte ou Marie Curie qui nous racontent leur époque. Pourquoi pas? Une exposition de type film dans laquelle on pénètre grâce à une système de vision 3D... hum... faudrait augmenter les budgets des musées! ;-)

Par contre, nous verrons bientôt apparaître de plus en plus de systèmes de communication technologiques :

- visites guidées à l'aide de cellulaires (portables ici en France!) sur une ligne payante (coût minime) : j'en ai déjà vu ici (notamment au Palais idéal du facteur Cheval) mais bon, ici, tout le monde a un portable, même les personnes âgées!

- blogs (ou plutôt certains éléments de) : le visiteur peut intégrer ses commentaires aux diverses sections de l'exposition (... ça j'aimerais bien!).

- podcasts (ou enregistrement audio-numérique) avec les commentaires des visiteurs sur un sujet donné dans une section donnée.

Nous sommes à l'orée de ces technologies dans les musées.


GPS et muséologie

Nadine Davignon m'a pointé cet article qui fait référence à des rallys ou chasses-aux-trésors dans la ville ou la nature. J'avais déjà entendu parler du concept (qui ressemble d'ailleurs un peu à l'idée du bookcrossing), mais ça n'avait pas allumé de lumières muséales chez-moi.

Mais là, je viens vraiment d'avoir un éblouissement (peut être parce que je suis à Paris?) : voilà une façon originale de faire découvrir une ville à des touristes ou à ses propres résidents!

... et avec la sortie prochaine du film Da Vinci code, qu'est-ce qu'on gage que ce circuit dans le Louvre va faire fureur!

Une idée à retenir.


Typologie des plaisirs cognitifs

François nous pointe un article (et un schéma synthèse) très intéressant sur différentes façons d'avoir du plaisir à apprendre et donc à stimuler sa propre motivation à apprendre.

Cette synthèse me semble des plus inspirantes pour la création muséale.

À retenir!

Je me trompe où cette «vision» complète bien celle des intelligences multiples? Ces deux «visions» combinées, nous voilà dotés de beau trousseau pour favoriser l'apprentissage (tant scolaire que muséal) et la découverte chez les gens.


L'actualité à La Villette

Autre visite : la zone Science actualités.

Cette zone traite de façon régulière (quelques mois tout au plus) d'un sujet scientifique d'actualité. Le hasard a fait que le sujet était les séismes alors que je travaille justement à un projet qui traitera, entre autres, de ce sujet.

La thématique est bien abordée et de façon sobre (simple) puisque c'est visiblement une zone qui ne vise pas le long terme et l'approche multicognitive. Donc, pas de manipulations.

Ce qui m'a marquée : tous les textes de l'exposition, tous les documents audio (retranscription) sont disponibles sur papier afin que le visiteur en apporte une copie à la maison. Logique! Si on veut informer les gens, il faut bien que le visiteur puisse en reparler à son retour à la maison. De plus, l'ensemble de ces textes est disponible sur Internet.

Mais encore plus! Ils offrent l'ensemble de l'exposition pour que n'importe quel musée «l'imprime» et la présente à son tour en y ajoutant son grain de sel!

Avec toutes les expositions qui se font dans le monde. Avec tous ces contenus qui se perdent à chaque fois que la présentation est terminée. Cette approche me semble des plus utile. Tant pour la connaissance qui ne se perd pas pour les professionnels, que pour le plaisir des visiteurs de continuer à s'informer.

Une amie et collaboratrice, Nadine Davignon me parlait justement il y a quelque temps qu'il serait intéressant de ne pas perdre le contenu de toutes ces expositions terminées. Idée à mijoter.


L'ombre à La Villette

Il y a deux semaines, première visite de notre séjour à Cité des sciences La Villette. À l'horaire : l'exposition L'ombre à la portée des enfants (à noter l'ingéniosité complémentaire de ce site par rapport à l'exposition). C'est une exposition destinée aux enfants de 5 à 12 ans réalisée en collaboration avec le Centre Pompidou.

J'ai adoré!

Ici, on peut voir un plan de l'exposition qui vous permettra de suivre mes propos par zone.

Entrée (en haut à gauche sur le plan) : l'entrée est séparée en deux zones. La première, dans le noir total (guérite de l'exposition). La seconde (après un rideau à bandelettes), éblouissante de lumière. On y découvre que l'on entre dans l'univers d'Archibald Ombre, professeur-loufoque spécialiste des ombres. D'entrée de jeu, on (je?) embarque.

Tous les décors des pièces de la maison d'Archibald sont aménagés selon sa fonction «normale» dans toute maison. C'est ce qui fait qu'on entre vraiment dans l'atmosphère de visiter le professeur.

Salle 1 (Grand salon) : On passe ensuite au salon où débute la pénombre. Elle nous suivra durant toute la visite. Deux principales activités avec deux écrans et projecteurs. Quand on passe devant le premier, on voit notre ombre filmée puis projetée sur l'écran avec celle des «passeurs» précédents. Quand on passe devant le second, c'est notre contour qui est «sélectionné» puis retransmis. Les enfants s'amusent évidemment à recommencer à l'infini.

À prime abord, c'est plus une zone de jeu qu'une zone d'apprentissage. Je devine que lors des visites guidées et ateliers, le guide a pour objectif de faire découvrir aux enfants qu'ils ont une ombre.

Corridor 1 : Quelques photos «artistiques» où l'on voit des ombres d'objets de la «vraie» vie.

Salle 2 (Cabinet de curiosité) :Ambiance sombre.

Au plafond, un lit en fer accroché (celui d'Archibald) et des dizaines de luminaires de toutes époques. Certains faiblement éclairés. D'autres éteints.

Aux murs, des alcoves où se côtoient sculptures-«ombrifères» éclairées en douce, instruments scientifiques liés à la lumière (p. ex. : cadran solaire) et vieux appareils photo. J'ai déploré le manque d'information... pourquoi ces objets en particulier? Est-ce une tentative de mettre en valeur, d'un côté, le côté artistique des instruments scientifiques et objets techniques, et de l'autre côté le volet «scientifique» des sculptures?

Au centre, quelques modules interactifs pas très attirants ni instructifs. Peut être pour faire transition?

Salle 3 (Laboratoire) : C'est là que les manipulations commencent pour vrai.

Toutes sortes d'activités pour manipuler les ombres. Les enfants s'en donnent à coeur joie. Ça s'amuse, ça manipule, ça pose des questions, ça parle fort. Du hands-on classique, mais qui leur donne l'impression de vivre le thème.

Le tout, toujours présenté comme des expériences «sérieuses» réalisées par le professeur Archibald pour comprendre les ombres.

Salle 4 (Cuisine) : Nouvelle zone de jeu simple avec des jeux d'ombres (éclairer un batteur à oeufs mécanique, une passoire, des bouteilles d'eau colorée).

Salle 5 (Serre) :les étoiles, la lune, l'espace. Le plus marquant, c'est la capacité des concepteurs à nous donner l'impression d'être dans une vraie maison.

Salle 6 (Jardin) : les ombres dans les histoires, dans le cinéma et dans les affiches.

Comme je vous disais, j'ai beaucoup aimé l'exposition. Surtout le fait d'avoir vraiment eu l'impression d'entrer dans l'univers d'un professeur.

Une grande question demeure : quelle animation est faite avec cette exposition? Est-ce que le guide apporte le côté didactique qu'on ne retrouve pas dans les quelques rares textes? Et quel propos est livré?

J'aime bien l'idée de partir d'une ambiance totalement ludique pour y greffer une réflexion, une analyse, un propos.


L'âge d'or des sciences arabes

Il y a quelques semaines, je suis allée visiter l'exposition L'âge d'or des sciences arabes à l'Institut du nouveau monde.

Une grande exposition avec uniquement des instruments scientifiques. Ils étaient présentés de façon très traditionnelle (objet + vignette) mais très bien complétée par un audioguide et par une visite guidée.

D'ailleurs, j'ai été étonnée du système utilisé pour les guides. Les guides ont un petit micro et murmurent dedans leur «discours» alors que les visiteurs ont des écouteurs.

Le propos en soi (l'importance des scientifiques arabes dans l'histoire des sciences) est très intéressant et très bien traité dans l'audioguide et la visite guidée. Par contre, si on se limite uniquement aux vignettes et aux quelques textes de zone, on a vraiment l'impression de passer à côté du récit.

Je suis maintenant curieuse de découvrir si la muséologie de l'Institut du monde arabe en est une réellement d'influence arabe.


Et le récipiendaire du prix est...

... le projet des Fantômes au musée!

En effet, la Société des musées québécois a remis hier ses prix 2005 et le Musée de la civilisation a reçu le Prix SMQ 2005 - volet multimédia et télévisuel Téléquébec. Mon rôle pour la réalisation de ce site ? Chargée de projet éducatifs. Cela veut dire que j'ai conçu la structure du jeu, j'ai sélectionné les thèmes de chacune des étapes/défis et conçu les défis en question.

Ce projet a été un très beau moment l'an dernier parce que j'ai travaillé avec une équipe extraordinaire (les personnes sont nommées dans la page des crédits du site...) mais aussi parce que ce projet a été fait avec un outil de travail nouveau : un carnet.

Oui, oui! Nous avions décidé vu les délais que nous avions et vu l'éparpillement géographique de l'équipe, de créer un carnet (privé) dans lequel toutes (je dis bien toutes!) les étapes du projet étaient consignées. Sur toute l'équipe, j'étais la plus familière avec les carnets, mais tous ont appris à s'en servir efficacement.

Puisque tous les documents s'y retrouvaient (concept, banque d'images et d'objets, esquisses, scénarios, etc.) le projet a cheminé sur une base démocratique où toute l'information était disponible à tous et chacuns même si «normalement» il n'étais pas nécessaire que telle personne soit impliqué dans telle étape. La beauté de tout cela, c'est que chacun pouvait commenter chaque étape (chaque publication) et donc se sentir impliqué dans tous les volets du projet.

Évidemment, cela suppose que tous les membres de l'équipe soient prêts à abandonner les petites joutes de pouvoir du genre «je suis propriétaire et décideur» pour tel aspect et «telle personne n'a pas à commenter tel volet du projet».

Dans notre cas, tous ont bien appris à vivre avec cela et je crois que c'est pour cela que la réalisation du projet a si bien marché.

Enfin, je suis bien contente que notre équipe et notre travail soient remarqués et récompensés par nos collègues de la SMQ.


Livre d'archive numérique

Via Guitef, le projet Turning pages de la British Library. Au passage, voyez leurs autres projets notamment Collect Britain.

Très intéressant pour plusieurs projets auquels je collabore. ... et j'aurais bien aimé pouvoir faire ça pour l'exposition L'Odyssée de la lumière, celle sur Jules Verne ou encore pour le jeu éducatif muséal Fantômes au musée.

Je rêve que la magnifique collection de livres anciens et de manuscrits du Musée de la civilisation soit accessible de la sorte!


OSBL de muséologues

Voilà une idée intéressante : The Exhibition Alliance. C'est un osbl de professionnels en muséologie.

Ils se présentent de la façon suivante : «The Exhibition Alliance (formerly the Gallery Association of New York State) is a member-based, non-profit service and resource organization devoted to providing professional exhibition support to museums, galleries, and other exhibiting organizations to enable them to better serve their public.

Mes questions sont les suivantes :

- Quels seraient les avantages pour les musées d'ici de pouvoir recourir à de tels services?
- Quels seraient les avantages pour les professionnels de travailler au sein d'une organisation de ce genre?
- Quels sont les avantages de ce type d'organisation par rapport à une nouvelle entreprise en bonne et due forme?

Qu'en pensez-vous?


Honoraires de l'artiste

Une belle question a été lancée dans la liste de diffusion Museum-L : doit-on payer des honoraires aux artistes qui participent à notre exposition (excluant le cas des galleries d'art)?

Sur un précédent projet auquel j'ai collaboré, cette situation s'est présentée à moi (l'artiste m'a demandé s'il y avait un cachet associé à sa participation). La réponse était «non, la rétribution est liée au prestige et à la visibilité associée au fait de participer à l'exposition». J'étais mal à l'aise mais c'était la règle qui avait été donnée pour l'ensemble du projet.

Sentez-vous le même malaise que moi? Ces gens-là font leur travail en créant des oeuvres. Leur demander de collaborer, ce n'est pas acheter leurs services? Avez-vous trouvé une solution à cette situation?


Créationisme

Plusieurs musées de sciences naturelles des États-Unis sont aux prises avec un problème de taille : l'attaque de visiteurs qui croient au créationisme. Dans la dernière année, ce sujet est revenu de façon régulière dans les listes de discussion muséales.

Aujourd'hui, le New York Times raconte la riposte des musées.

Il était temps de donner des façons d'argumenter aux animateurs et concepteurs des musées. Parce que devant l'absurde, on cherche souvent ses mots...

Ajout : Je viens de tomber sur ceci How Intelligent Design Works. Un entre-deux...


Le métier de muséologue

Ma nièce m'a demandé de lui faire un résumé du métier de muséologue pour présenter dans un de ses cours. Elle voulait également connaître les qualités requises pour devenir muséologue.

Premièrement, je me suis sentie très flattée : elle est intéressée à connaître mon métier si atypique! Puis, le questionnement m'a pris : comment puis-je décrire le métier de muséologue? Une directrice de musée peut se sentir muséologue, une recherchiste et une chargée de projet, également. Pour les fins de l'exercice, j'ai choisi de présenter l'angle de la charge de projet.

Voici ce que je lui ai proposé. J'aimerais que vous me disiez si vous êtes d'accord ou pas pour que je puisse bonifier ma réponse.

Lire la suite "Le métier de muséologue" »


Entrevues

Deux entrevues très intéressantes via (the) museum & (new) media : Catherine David et Mirren Iturrioz .

L'auteur questionne deux acteurs européens du milieu des musées sur le rôle et la place que doit/devrait occuper la technologie dans le musée (surtout le côté outil de construction des connaissances et de partage que sont les technologies). Les interviewés ne sont pas gagnés d'avance... ce qui nous permet d'ouvrir l'oeil sur certains volets.


Entrevues

Deux entrevues très intéressantes via (the) museum & (new) media : Catherine David et Mirren Iturrioz .

L'auteur questionne deux acteurs européens du milieu des musées sur le rôle et la place que doit/devrait occuper la technologie dans le musée (surtout le côté outil de construction des connaissances et de partage que sont les technologies). Les interviewés ne sont pas gagnés d'avance... ce qui nous permet d'ouvrir l'oeil sur certains volets.


Des fantômes au musée

En grande première!

Je vous invite à aller explorer un projet auquel j'ai largement contribué : le site Des fantômes au musée du Musée de la civilisation

Si vous souhaitez faire le jeu, vous allez découvrir tout un univers ludique et historique. Il suffit pour cela de cliquer sur l'affiche devenir muséologue...

J'espère que vous aurez autant de plaisir à jouer que nous avons eu à concevoir le jeu. Merci Jules Morissette de m'avoir intégré à ton équipe!

... et si vous souhaitez me laisser un commentaire, cela me fera bien plaisir!


Collection d'idées à exposer (suite...)

J'ai fait un ajout à ma collection d'idées à exposer.

Les matinées parents au musée

Dans la foulée des cinémas qui réservent des projection pour les parents et leurs petits (ciné-poussette, parent-bébé, etc.) et des bibliothèques qui offrent « L'heure du conte », les musées pourraient organiser des matinées destinées aux mères et pères « à la maison ».

Ceux qui ont des nouveaux-nés, ceux qui ont fait le choix de consacrer leur précieux temps à l'éducation de leurs enfants, ceux qui ont fait le choix de faire l'école à la maison seraient très intéressés par la chose. Ces gens sont à la recherche d'activités intéressantes et stimulantes à faire sur semaine avec leurs enfants. Et leur nombre n'est pas négligeable!

Les modalités sont à définir mais je suis convaincue que si l'offre était lancée, le taux de réponse serait surprenant.


Réflexion sur les « musées des enfants »

Voici un article qui présente une intéressante réflexion sur l'ampleur et la mode des musées pour enfants.

Qu'en est-il au Québec? Il y a un musée pour enfants un au Musée des civilisation. Le Centre des sciences de Montréal a une zone exclusivement destinée aux petits. Mais je crois qu'on ne peux pas dire que nous avons officillement de musée pour enfants. Pourtant, nous faisons tout pour les attirer dans nos musées via les activités éducatives.

Est-ce que l'approche « musée pour enfant » est plus attirante que l'approche « activités pour enfants dans un musée visant un public plus général »? Plus attirante pour qui? Les parents, les écoles, les touristes? Ou alors, c'est l'approche multi-thématique des musées pour enfants qui attire les troupes?

Beaucoup de questions n'est-ce pas? Qu'en pensez-vous?


Merci Nathalie pour la référence.


Nos jeunes sont-ils sur-stimulés?

Dans un contexte muséal, cette réflexion de François Guité me semble très intéressante.

Il est intéressant de confirmer ce constat que m'ont déjà fait des animateurs : plusieurs jeunes ont de la difficulté à suivre les propos du guide et à conserver leur attention longtemps. Il faut même changer régulièrement (aux 15 minutes max.) d'activité et de sujet.

Par ailleurs, il est intéressant de découvrir l'écoute active comme un outil pour aider les jeunes à se concentrer.

Le rôle du guide ou de l'animateur relève de la pédagogie mais dans une forme différente. Cela n'empêche pas que l'on peut s'abreuver aux mêmes sources de réflexion!

Merci François!


Technologies sans-fil dans les musées

Via les listes de discussion auxquelles je suis abonnées, une large discussion sur l'usage de «petits portables» dans les salles d'exposition.

Voici une expérience intéressante de l'Exploratorium.

Une autre étude de Patrimoine Canada

(Merci à Areti Damala pour les pistes diffusées sur la liste)

Plusieurs réfléchissent d'ailleurs sur l'intérêt d'utiliser les nouveaux ipod shuffle comme audioguide.


Collection d'idées à exposer... (suite)

J'ai fait un ajout dans ma collection d'idées.

Solidarité

Les événements qui ont récemment eu lieu en Asie du Sud-Est et l'élan de solidarité qui en a découlé m'ont fait réfléchir. Pourquoi l'humain est-il solidaire? Quelle mécanique ou chimie du corps permet cette émotion, ces actions? Y a-t-il d'autres animaux qui affichent une solidarité? J'ai vu un reportage sur les lycaons à l'émission Soyons bêtes de Télé-Québec (Be the creature : voir l'émission sur les chiens sauvages d'Afrique). Incroyable de voir que des animaux affichent autant de solidarité et d'esprit d'entraide. Quels sont les grands événements où la solidarité mondiale s'est manifestée? Et dans la vie de tous les jours, quels sont ces événements?


Collection d'idées à exposer (suite...)

Dans la suite de mes idées d'exposition que je vous communique régulièrement, en voici deux :

Ces femmes qui ont façonné le Québec

Je lis présentement la biographie de Janette Bertrand. Une pièce historique. Cette histoire du Québec, nous les jeunes, on ne la connaît pas. C'est dire comment les choses semblent avoir changé. Mme Bertrand a façonné notre Québec. Elle et d'autres depuis les débuts de notre histoire. Il me semble qu'il serait temps de leur rendre hommage. Pas nécessairement une expo qui refait l'histoire du Québec mais à tout le moins qui nous la raconte, comme Mme Bertand le fait si bien dans son livre. Un regroupement de mises en scènes qui nous font revivre un volet de leurs luttes respectives.


Pays nordiques

Un portrait de ces pays nordiques qui nous ressemblent. Ressemblances et dissemblances : Québec (Canada), Norvège, Finlande, Russie, etc. Histoire, traditions, comment vivre avec le froid, la neige, innovations dues à la nordicité, traits de culture dus à la nordicité, etc.

Bref, en quoi la nordicité a façonné nos peuples.


PCST Network

PCST Network, c'est un réseau qui s'intéresse à la communication publique en sciences et en technologies (Public Communication of Science and Technology) et qui met en contact des journalistes scientifiques, des chercheurs, des acteurs du milieu muséal et bien d'autres amateurs de communication scientifique.

On y retrouve notamment une liste de discussion électronique.

Leur conférence international de 2004, PCST 2004 y abordait notamment les questions de science et diversité culturelle mais également le thème de la recherche de nouveaux modèles pour les musées de médecine (healt and life museums).

... dans le contexte du remodelage du musée des Augustines de l'Hôtel-Dieu de Québec (Lieu de mémoire), ça m'apparaît être une piste intéressante à explorer. De même avec les collections de médecine et pharmacie de l'Université Laval et du Musée de la civilisation.

Bernard Schiele, de l'UQAM y était invité pour une allocution ayant pour titre "Main challenges of health and life museums today: how will they have to evolve in the near future?".


CHOI FM au Musée

Le musée est un lieu pour faire réfléchir, pour faire découvrir et pour faire explorer des sentiers qui nous sont éloignés, voir inconnus.

Voilà que les soirées débat Participe présent du Musée de la civilisation reprennent avec l'épineuse question de la liberté d'expression soulevée dans le dossier CHOI.

Le musée, un lieu poussiéreux, une machine «qui ne peut pas se virer de bord sur un 10 cents»?

Pas du tout! ;-)


Mise à jour du 8 septembre 2004

Dans le communiqué de presse du Musée annonçant le débat, on retrouve l'extrait suivant qui me semblait très approprié:

Le Musée de la civilisation : un acteur social présent

Plus qu'une table ronde proposant de multiples regards, la série
Participe Présent répond à la demande du public qui désire de plus en plus
faire connaître ses opinions, échanger et entendre divers points de vue sur de
grands enjeux sociaux ou politiques, d'ici ou d'ailleurs, afin de mieux
comprendre le monde dans lequel il vit. En réitérant cette formule originale,
le Musée de la civilisation confirme davantage son rôle d'acteur social.


De l'argent neuf pour les musées? Au moins pour un.

Bonne nouvelle! Voici un communiqué de presse qui vient de sortir...

«Au nom de la ministre de la Culture et des Communications, Mme Line Beauchamp, la députée de Lévis, ministre déléguée à la Famille et ministre responsable de la région de Chaudière-Appalaches, Mme Carole Théberge, est heureuse d'annoncer une aide financière de 80 418 $ qui aidera au fonctionnement du musée Marius-Barbeau situé à Saint-Jospeh-de-Beauce.

"Il est important pour notre gouvernement de supporter des organisations
qui participent activement à l'essor de la culture au Québec".»

Le gouvernement aurait-il envie de réinvestir dans le domaine des musées? Après les coupures, verra-t-on poindre l'aide tant attendue?

Il faut dire que les études qui ont été publiées dernièrement (voir ici et ) démontrent que la culture a la cote dans la population! Il aurait été difficile d'aller contre les conclusions internes non? ;-)


Évidemment, félicitations au Musée Maris-Barbeau! ;-)


Collection d'idées à exposer

Depuis longtemps, je collectionne mes idées de sujets à exposer. Cet exercice me fait cheminer dans mes réflexions «existentielles» sur mon travail.

- Pourquoi exposer?
- Quel est le rôle social de l'exposition (et en corrolaire, le rôle du musée)?
- Comment exposer?
- Pourquoi une exposition sur ce sujet aurait plus d'impact ou un impact meilleur qu'un autre moyen d'expression (livre ou film par exemple)?

Aujourd'hui, j'aimerais vous inclure dans cette réflexion.

Quel sujet voudriez-vous voir mis en exposition?

Lire la suite "Collection d'idées à exposer" »


Statistiques sur le milieu culturel

L'institut de la statistique du Québec vient de publier une série d'études statistiques sur le milieu de la culture : musées, film, livres.

Un extrait du communiqué de presse qui m'a informée de cette étude :

«En 2003, 12,4 millions d'entrées ont été enregistrées par les musées, les lieux d'interprétation et les centres d'exposition du Québec. Les musées retiennent 64 % de ces entrées, tandis que les lieux d'interprétation en comptent 31 % et les centres d'exposition, 5 %.

Ces résultats proviennent de l'Enquête sur la fréquentation des institutions
muséales menée par l'Observatoire de la culture et des communications du
Québec (OCCQ) de l'Institut de la statistique du Québec.

Les musées de sciences et les musées d'histoire, d'ethnologie et d'archéologie sont les plus populaires. Au cours de l'année 2003, ce sont les musées de sciences qui ont attiré le plus de visiteurs, soit 3,35 millions d'entrées, suivis de près par les musées d'histoire, d'ethnologie et d'archéologie qui affichent 3,31 millions d'entrées. Les lieux d'interprétation en histoire, en ethnologie et en
archéologie ont, pour leur part, accueilli 2,35 millions de visiteurs, tandis
que les lieux d'interprétation en sciences en ont reçu 1,45 million, et les
musées d'art, 1,32 million. Quant aux centres d'exposition, ils ont reçu
656 000 visiteurs.»

Comme quoi la culture scientifique et technique intéresse beaucoup les gens...


Ma première visite au Musée

Il y a quelque temps, j'ai accompagné la classe de maternelle de ma fille en sortie au Musée national des beaux-arts du Québec.

Vous pouvez vous imaginer, j'étais plus qu'emballée .

Au programme : l'activité Ma première visite au Musée. Je vous transcrit la description de l'activité pour vous simplifier la compréhension.

«Que diriez-vous d'une belle promenade à travers le Musée afin d'explorer les lieux et d'observer des peintures et des sculptures en art ancien, moderne et contemporain? Des activités éducatives et des jeux sont intégrés au parcours pour stimuler la curiosité des enfants et les initier d'une façon dynamique et amusante au monde de l'art. Une belle occasion pour les tout-petits d'apprivoiser le Musée et ses collections.»


Belle promenade; Observation; Activités; Jeux; Initiation. Encore une fois, j'avais hâte d'y aller. J'étais à peu près aussi fébrile que les enfants dans l'autobus.

Les enseignantes m'avaient avertie : vous verrez, ils nous font courir au Musée. Je n'avais pas idée de ce qu'elles voulaient dire.

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