Previous month:
mai 2007
Next month:
août 2007

L'intimidation lors de la sortie scolaire au musée

François Guité , enseignant et blogueur, attire notre attention sur une série d'articles concernant l'intimidation et la cyber-intimidation qui sont inquiétantes : selon une étude de la Pew Internet, un tiers des jeunes seraient victimes de cyberintimidation et craindraient encore plus l'intimidation « réelle ».


La situation en milieu scolaire est suivie de très près et plusieurs stratégies se mettent en place afin de contrôler l'épidémie. Les textes de François Guitéregorge d'informations à ce sujet.

Ma question. Lors des visites scolaires au musée, quand le professeur confie (abandonne parfois!) sa classe aux animateurs, est-ce que vous observez ce phénomène? Et la question corollaire. Est-ce que ce phénomène est documenté en milieu muséal?

Je sais que faire des animations de nos jours peut être très exigeant (du point de vue de la discipline... je ne parle pas de l'intérêt manifesté, qui est un tout autre sujet! ;-) ). Particulièrement avec les adolescents. Cette intimidation peut se produire entre jeunes, mais également être dirigée vers l'animateur. Il en va alors de la responsabilité du musée de protéger et donc d'outiller ses employés.

À défaut d'études à proprement parler muséales, je vous recommande de fouiller le blogue de François Guité sur le sujet. Vous y trouverez une foule de liens pertinents pour tenter de contrôler l'intimidation des jeunes.


WiiWare

Wiimotelogo

J'attendait cette nouvelle depuis longtemps : l'ouverture des codes de programmation de la console nintendo Wii afin de permettre la réalisation de nouveaux jeux.

Le principe de vente de ces nouveaux jeux est particulier. Lorsque l'on accède à l'écran d'accueil de la wii, on y retrouve le wii shop. Pour acheter sur cette « chaîne » ou télé-boutique (branchée à notre connection internet), il faut acheter des points. Nintendo s'assure ainsi de connaître tout le trafic de production et de vente des nouveaux jeux!

Reste maintenant à voir si les musées vont prendre l'opportunité au vol. S'ils réussiront à trouver des programmeurs et des concepteurs doués pour innover à ce niveau-là. Et si Nintendo ne posera pas trop de contraintes à la production et à la diffusion particulière que pourraient en faire les musées (ce n'est pas l'usager qui achète individuellement le jeu).

Pour ma part, après avoir joué à Zelda (fini!), au sport (c'est super de jouer en gang!), à Kororinpa (vive le repérage dans l'espace!), à Cooking Mama (pas terribles les images...) et depuis hier à Harry Potter et l'Ordre du phoenix, je peux vous dire que le vécu que l'on a en jouant est unique par rapport aux autres jeux vidéos. J'ai très hâte de voir un musée intégrer cette approche dans une exposition.


Exhibitfiles.org

Exhibitfiles

Cela fait plusieurs semaines que je suis la progression du site ExhibitFiles où l'objectif est nommément de « A community site for exhibit designers and developers ». Ce site est une réalisation de l'Association of Science-Technology Centers des États-Unis.

Le site fonctionne sur la base des membres qui partagent leurs expériences de réalisation d'expositions (Case Study) et leurs visites d'expositions (Reviews).

Deux Case Studies pourront vous éclairer sur la richesse du partage : l'exposition Pictures of Sound et celle sur la NanoZone.

Le texte sur l'exposition Pictures of Sound relate le défi relevé par les concepteurs pour réaliser une exposition sur le son totalement accessible aux personnes malvoyantes.

L'auteur du texte sur l'exposition NanoZone nous offre quant à lui (voir les pdf dans le bas de la page) une foule d'analyses sur les difficultés et les stratégies employées afin d'initier les visiteurs à l'univers nanoscopique.

Je suis maintenant membre de ExhibitFiles. Et nous sommes déjà 246 concepteurs!

Au plaisir de vous y croiser!


S'inspirer du centre commercial

Hier soir, nous avons discuté à quatre de l'idée de centre commercial et de musée. Comment s'inspirer du premier pour bonifier le second?

Et j'ai alors eu l'idée suivante : pourquoi ne pas créer (ou transformer) un bâtiment dans lequel on retrouverait plusieurs musées? Cela nous permettrait de retrouver l'idée de « vitrines qui attirent le visiteur » propre aux centre commerciaux tout en donnant l'occasion aux divers musées de partager certains coûts.

Je dis plusieurs musées, mais c'est surtout l'idée de plusieurs expositions de types différents qui me semble intéressante. Par exemple, fabulons totalement!, imaginons la transformation du bâtiment d'un musée scientifique où l'on retrouverait évidemment des expositions scientifiques, mais également d'autres sur l'histoire ou encore sur l'art.

Il me semble que les visiteurs seraient particulièrement intéressés à retrouver en un seul lieu plusieurs sujets et approches muséales.

Qu'en pensez-vous?


La gratuité du musée

L'Angleterre est reconnue pour la gratuité de ses musées. L'idée semble faire l'objet d'un débat dont le journal The Independant aborde dans cet article Why museums must stay free (via MuseumLab).

Voilà de quoi alimenter l'éternelle confrontation entre partisans du gratuit et du payant en sachant que l'instauration de la gratuité a augmenté la fréquentation à l'échelle nationale de 30 millions de visiteurs!

Un autre article très intéressant au sujet de la gratuité au musée sur Museum2.0. On y mentionnne le livre Civilizing the Museum de Elaine Heumann Gurian dont j'ai entendu parler (où? je ne sais plus... trop d'information à gérer!) et que je commande à l'instant.


Exposition Le goût des sciences - Musée national de l'éducation

La semaine dernière, je suis allée visiter le Musée national de l'éducation situé à Rouen, donc à environ 1h de train de Paris. Je mentionne au passage que la ville de Rouen est magnifique. Prenez le temps de la visiter.

Dès la sortie du train, j'étais attendue par Myriam Boyer, Chargée de conservation et de recherche, et conceptrice de l'exposition Le goût des sciences. Sur le site du musée, l'exposition est présentée de la façon suivante et une fois qu'on a visité l'exposition, on prend la mesure de la qualité de ce résumé.

«Les méthodes et moyens utilisés pour l’enseignement et la vulgarisation des sciences en France depuis 1800 sont présentés à travers un parcours thématique qui répond à des questions simples : depuis quand enseigne-t-on les sciences d’observation et d’expérimentation ? À qui, pourquoi et comment donner le goût des sciences?

Plus de 300 objets témoignent des évolutions des objectifs, de la place de l’écrit, de l’observation, de l’expérimentation et des moyens audiovisuels dans l’enseignement. Mais le goût des sciences se forme aussi en dehors de l’école: l’édition, la presse, les affiches, les jeux et jouets scientifiques participent à la diffusion des sciences.»

Le musée national de l'éducation

Le musée est situé dans une ancienne maison : la maison des quatre fils Aymon. Il est situé dans le coeur historique de Rouen. Sur quatre étages, une exposition permanente (Cinq siècles d’école : lire, écrire, compter ou l’apprentissage des rudiments) et une exposition temporaire présentée durant deux ans. La première occupe les deux premiers étages alors que la temporaire se réserve les deux derniers.

La collection du musée est riche d'environ 950 000 objets et j'ai apprécié découvrir que le musée ne se limite pas à des objets de l'univers scolaire, mais bien éducation au sens très large. On y retrouve donc tout autant des manuels scolaires que des jouets, des objets de puériculture, du mobilier ou encore des témoins de la littérature jeunesse.

Dans l'exposition permanente, on retrouve une reconstitution de salle de classe avec des pupitres d'époque... et des répliques en bois de fusils du 19e siècle! En effet, suite à la cuisante défaite avec l'Allemagne en 1871, les garçons français étaient « entraînés » à l'école afin de préparer la revanche. Fort heureusement, cela n'a duré que quelques décennies. ;-)

Mnesalleclasse

Lire la suite "Exposition Le goût des sciences - Musée national de l'éducation" »


Découvrir un laboratoire photo de 1855

L'archéologie permet souvent de découvrir des traces d'un lointain passé. Mais cette découverte d'un laboratoire photograhique de 1855 laissé intact au deuxième étage d'une résidence est vraiment fascinante.

Une belle histoire à raconter dans une exposition : biographie du photographe, présentation de la photographie de l'époque et donc de son histoire, mais surtout l'histoire de la découverte et de l'étude du lieu!


Vidéo sur les femmes dans l'art

Andrée vient de me faire connaître l'existence du vidéo Women in art disponible sur You tube (cliquer sur la flèche de l'écran ci-bas pour le visionner).

Il me semble qu'un musée qui effectue une rétrospective de la femme dans l'art pourraît être très intéressé à présenter ce vidéo à l'entrée. Et que cela peut en inspirer plusieurs pour d'autres thématiques.


La douleur en exposition

Museum Lab nous mentionne l'exposition Pain du musée d'art contemporain Hamburger Bahnhof de Berlin (présentée du 5 avril au 5 août 2007).

On ne peut pas dire que le sujet soit attirant en soi. Mais comme muséologue, je suis très curieuse de savoir comment ce sujet peut bien être traité!

Quelques liens qui parlent de l'exposition :

- CultureTV Museum Blog;

- Deutsche Welle;

- Artnews Info

- European College of Liberal Arts


Visiblement, il n'y a pas de limites à la muséologie.


Apprendre au musée, la place des technologies

Je vous avais parlé il y a quelques jours du nouveau jouet de Microsoft : Surfaces. Quelques commentaires avaient poursuivi la réflexion.

Aujourd'hui, je lis sur Fresh + New un article sur le projet Thinkering Spaces de l'IIT Institute of Design résumé par« an experiment in exploratory learning ».

On y lit :

« Concurrently, the new digital landscape is radically changing how and where kids learn, play, interact and experience the physical environment. As physical activities are increasingly exchanged for play in the virtual world, the opportunity for learning from the physical world is diminished.

Digital tools are changing how kids socialize and how they experience each other. New modes of interaction enabled by technology, such as multi-tasking, communicating on the fly (anywhere, anytime, remote, synchronous, asynchronous access), and co-located editing and authoring are already pervasive. While these behaviors link this digital generation, their knowledge of digital media and tools often separate them from teachers and other adults who have become accustomed to more traditional technologies. »


Ce projet me semble aller dans le même sens que mon propos de ma note du 4 juin.

Voilà une étude à explorer et à expérimenter parce que ce sera un réel défi d'intéresser les jeunes à nos musées.


Également, cet article de Museum 2.0 très intéressant sur la place de la frustration dans le jeu et, par ricochet, dans les interactifs.


Web et muséologie au Tate

Howwearenow


Via reciproque.net, je découvre l'exposition How We Are: Photographing Britain à la Tate Britain (le musée rassemble quatre composantes distribuées dans le pays).

Le projet est le suivant : présenter une rétrospective de la photographie en Grande-Bretagne, mais également la photographie contemporaine. Et quand on dit contemporaine, on parle de réellement contemporaine! Les visiteurs sont même invités à ajouter leur photographies de leur Grande-Bretagne d'aujourd'hui via le groupe How We Are Now sur Flickr! (on voit une photographie des écrans présentant les contributions du public chez site de reciproque.net">reciproque.net)

Décidément la Tate s'engage à fond dans l'expériementation de la muséologie web et technologique. Je vous invite à découvrir leur section TateShots, la section Tate Kids et je vous avais déjà parlé de la section Young Tate.



Un musée dans Second Life

Stéphane Bayle a ajouté un commentaire dans ma note du 8 février 2007 au sujet de l'arrivée d'un musée dans l'univers virtuel de Second Life : le Staatliche Kunstsammlungen de Dresde.

Sur son blogue Second Life Business Review, Stéphane nous expose son point de vue sur des avenues pour améliorer le projet du Staatliche Kunstsammlungen. Intéressant. Des guides virtuels? Pourquoi pas. Mais quel défi logistique à mettre en place! Pourquoi ne pas faire appel à des guides externes au musée? On parle de plus en plus de donner l'occasion aux visiteurs de tagger les oeuvres. Pourquoi ne pas former des « avatars-amis » du musée à effectuer ces visites guidées?


Encore des écrans fabuleux...

C'est à croire que je passe mon temps à surveiller ces trucs hyper technos. Pourtant, c'est loin d'être le cas. Je suis juste entourée de gens que cela passionne, tant dans la vraie vie que via les blogues que je suis quotidiennement.

Voici donc le nouveau jouet de Microsoft : l'écran Surface. En fait, ce n'est pas uniquement un écran, Microsoft le présente comme un ordinateur-écran-surface.

Surface

Cette photo ne rend pas pleinement honneur au produit. Cette vidéo est un incontournable pour devenir admiratif. Prenez le temps de la visionner ainsi que les démos sur le site de Microsoft.

J'entrevois de fascinantes utilisations de cette technologie pour les musées. Beaucoup d'interactivité, mais surtout, l'occasion de manipuler, au sens physique du terme, son apprentissage, sa découverte, son exploration. Avec des moyens financiers appropriés évidemment. Pour l'instant, on parle de 5000$ à 10000$.

Pensez-vous que ce type de produit puisse faire émerger une nouvelle forme de muséologie où l'appropriation des connaissances et la visite du musée sont totalement transformés?

Je me sens vraiment privilégiée de participer aux prochaines années de la muséologie. J'ai le sentiment, avec Surface, quelques autres écrans tactiles (notamment celui dont j'ai parlé ici), le projet CityWall dont nous parle New Media Initiative Blog (à voir absolument!) ou encore avec la console Wii de Nintendo, que nous entrons dans un monde où le numérique devient manuel, presque mécanique. Et les musées, aiment bien ce type d'approche où le idées et les gestes s'imbriquent les uns dans les autres.


On parle également de cette technologie sur New Media Initiative Blog et sur le blogue de Mario Bucolo.


Mise à jour du 15 juin 2007 : New Media Initiatives nous mentionne une autre approche... disons originale. Le « Jeff Han multi-touch surface », j'en avais parlé ici.


Les suggestions de Yann Martel - suite

Le 10 mai, je vous mentionnais le début de ma lecture de La ferme des animaux de George Orwell.

Jeudi ou vendredi soir, Mario m'a gentiment fait comprendre qu'il attendait mon commentaire sur cette lecture. Voici donc le status de cette lecture.

La lecture de La ferme des animaux est on ne peut plus simple. L'écriture est légère, l'histoire est légère et on peut deviner rapidement l'issue de l'histoire. Globalement, des animaux d'une ferme décident de reprendre en main leur destinée et de chasser l'humain de leur vie. Les cochons prennent la tête de leur destinée collective. La suite, présente sous forme animale, les principales formes de la domination politique que l'on retrouve, malheureusement, si souvent chez les dictateurs humains.

Une lecture que je suggérerais d'effectuer à l'adolescence lorsque l'on est intéressé à explorer les divers aspects de la rébellion.

Le troisième livre suggéré par Yann Martel est Le meurtre de Roger Ackroyd de l'écrivaine Agatha Christie. Ayant déjà lu ces romans, je ne me suis pas empressée d'aller l'acheter. J'avoue que j'étais un peu soulagée d'avoir une pause. ;-)

Ainsi, j'ai attendu le quatrième titre :À la hauteur de Grand Central Station je me suis assise et j'ai pleuré de Elizabeth Smart. Aujourd'hui, je vais donc à la librairie. Déception! L'auteure est Canadienne, le livre est publié à Montréal et n'est donc pas disponible ici sans une commande spéciale! Je ne peux donc pas lire ce quatrième livre. Il me faudra attendre une livraison spéciale avec nos prochains visiteurs. :-(

Pour passer mon dépit, je me suis rabattue sur Le meurtre de Roger Ackroyd. Je l'avais déjà lu. J'avais le livre à Québec, mais il est dans une boîte en carton au fin fond d'un sous-sol. Je l'ai donc racheté. Au moins, je sais que je passerai un bon moment à lire un livre que je sais être bon.

Je ne vous ferai pas de commentaire sur ma lecture, si ce n'est que j'ai été surprise de lire sur Wikipedia qu'il a suscité une grande polémique lors de sa parution en raison du procédé d'écriture employé par son auteure (si vous n'avez pas lu le livre, ne lisez surtout pas la notice sur wikipedia : on y dévoile l'intrigue).

On se retrouve avec le prochain livre que je pourrai acheter ici. ;-)