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Projet de graphisme original

Guylaine Couture nous présente un projet du New York magazine : offrir à un graphiste d'illustrer les cinq recommandations de sortie pour la semaine (archives des graphismes). Promenez-vous dans ces archives!

Visiblement, les consignes de graphisme sont : le titre (High Priority), les dates de la semaine, les 5 événements avec leur lieu (cinéma, musique et danse, art, restaurant et théâtre) et se limiter au noir, blanc et rouge.

J'aime beaucoup voir des déclinaisons de création sur un thème très précis parce que ça nous montre justement les particularités de chaque créateur.


C'est une idée que l'on retrouve à plusieurs endroits et que j'avais notamment apprécié lors du premier 24h de la bande dessinée. Leurs consignes : créer «24 planches de bande dessinée en 24 h, soit une couverture, 22 pages de bande dessinée et un dos de couverture, avec une contrainte donnée au départ chrono : faire figurer une boule de neige dans la première et la dernière case.» Là aussi vous pourrez vous amuser durant des heures. Allez, c'est vendredi, accordez-vous un petit plaisir! ;-)


Bien communiquer dans le museoweb2.0

Museo abierto nous dirige vers un article publié par Lena Maculan, doctorante en muséologie à l'Université de Leicester : Museums and Social Software.

Maculan nous y présente une réflexion importante. Web 2.0, oui, mais attention à la façon de communiquer.

C'est frappant de voir que l'on préfère la seconde version (celle sur youtube). Le vidéo y est évidemment pour beaucoup. Et c'est exactement ce que j'aurais aimé retrouver au Musée Carnavalet. Et dire que ce n'est pas si difficile à produire un vidéo comme ça. On peut le faire à grand budget, mais on peut aussi le faire « maison » à très petit budget... et c'est parfois ce que les visiteurs préfèrent. Simplicité et accessibilité.

Soulignons quand même au passage l'existence des podcast du National Gallery de Londres.

En marge :

- un article de Lena Maculan : Podcasting and Museums : Shock and Awe or New Opportunities?

- une entrevue de Lena Maculan avec Eva Wesemann, directrice de Antenna Audio en Allemagne (producteurs d'audioguides).


Émission The Museum - British Museum

Le British Museum a collaboré avec la BBC2 (leur site n'est pas accessible aux ordinateurs à l'extérieur du Royaume-Uni!!!) afin de produire une série sur les dessous du musée : THE MUSEUM.

Il semblerait que les critiques sont bonnes et j'aurais bien aimé visionner l'émission. Elle n'est évidemment pas disponible en-ligne. MuseumLab nous en fait d'ailleurs une magnifique « montée de lait ». ;-)

... faudra attendre le DVD, la rediffusion ou, qui sait!, une diffusion en-ligne!


De l'importance du créateur d'exposition

Museum 2.0 réfléchit sur l'importance du créateur d'exposition dans Who Created the Exhibitions that Changed your Life?. Très intéressant.

Qu'est-ce qui fait qu'une exposition marque le visiteur ou pas? Semblerait que le créateur y est pour beaucoup. Ça ne me surprend pas évidemment.

J'aime beaucoup considérer mon métier comme celui d'un créateur tout comme les artistes en art visuel, les metteurs en scène, les écrivains et autres scénographes. Récemment, lors d'une rencontre dans un « dîner », je tentais d'expliquer mon travail à un anglophone qui n'était pas familier avec l'univers professionnel des musées. Il a résumé que j'étais une « museum scenographer » à l'image des metteurs en scène ou scénographes de théâtre. J'ai bien aimé. ;-)


Sondage sur les blogues de musée - suite

En décembre dernier, je vous avais fait part d'un sondage sur les blogues dans les musées.

Voici les résultats tels que présentés au MW2007. TRÈS intéressant à lire. Sur le site de IDEUM, un des auteurs, ont peut également retrouver le pdf de leur présentation.

À lire absolument si l'aventure blogue vous intéresse.

D'ailleurs c'est la même étude que François nous mentionnait dans les commentaires de ce message. Mais comment as-tu pu voir ça passer François?


Site Internet pour les jeunes - présentation de la Tate à MW2007

Leslie Madsen-Brooks nous présente sur son blogue un résumé d'une intéressante présentation de Rose Cardiff de la Tate Gallery à Londres : Designing a Web Site for Young People : The Challenge of Appealing to a Diverse and Fickle Audience.

Cardiff y présente l'expérience Young Tate :

« Young Tate is a youth art initiative run at all Tate’s galleries by young adults for young adults, giving everyone the opportunity to reach their own conclusions about art.

Young Tate offers a full year's programme of art-related activities for anyone between the ages of 13 and 25, regardless of educational, ethnic or professional background. »

Intéressant!


Le blogue d'un musée

New Media Initiative, le blogue du Walker Art center de Minneapolis nous offre un résumé de sa présentation au Museum and the Web 2007 (en 2008, Museums and the Web sera à Montréal du 8 au 12 avril...). Certains éléments sont très intéressants si vous souhaitez initier un blogue pour votre musée.

Notamment les sections Is Your Site Working? et celle sur les statistiques Metrics you can use (j'ai été très étonnée des stats de leur site tel que montré dans le graphique au bas de cette page). Également celle sur les autres outils de réseaux sociaux (If not blogs, what?).


Les livres de Stephen Harper

Le 16 avril dernier, Clément avait mentionné l'existence du projet de l'auteur Yann Martel d'envoyer (et donc suggérer!) des livres au Premier ministre Stephen Harper. L'idée a succité bien des réactions (voir notamment ici et ). Le but de l'actuelle note n'est pas de commenter le projet de Yann Martel, mais bien de récupérer le concept pour moi.

Parce que voyez-vous, moi, je ne suis loin d'être aussi occupée que notre PM, alors je me suis dit, tiens, je vais voir ça dit quoi ces livres-là. Pas pour flasher. Je suis loin d'être du genre à vouloir flasher. C'est plutôt que je reproche à mon cursus scolaire de ne pas m'avoir suffisamment mis en contact avec les « grands livres ». Martel me donne l'occasion de suivre une ligne toute tracée. J'embarque donc dans le train pendant qu'il passe... tout en me gardant le droit d'en descendre au moment de mon choix. ;-)

J'ai donc lu la première suggestion : La Mort d'Ivan Illitch de Léon Tolstoï (plus les deux autres nouvelles du livre que j'avais acheté). Je n'ai pas trouvé que c'était si extraordinaire que ça pour un « classique », mais c'est bien écrit et je me suis même surprise à y trouver un certain plaisir. Et puisque j'y repense régulièrement, j'y vois le signe que la narration est bonne.

Nous venons d'acheter le second : La ferme des animaux de George Orwell. On verra bien ce que ça dit! ;-)


Muséologies - Les cahiers d'études supérieures

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Le 26 avril, j'ai reçu l'Info-Courriel de la Société des musées québécois. J'y remarque l'existence d'une nouvelle publication : Muséologies - Les cahiers d'études supérieures. J'ai immédiatement mis cette information de côté pour la bloguer.

Le lendemain, je reçois un courriel de Louise Champoux-Paillé, trésorière de la revue et étudiante à la maîtrise (Wow! des femmes de même, amenez-en! ;-) ), qui me présente la publication. Elle me propose de m'envoyer une copie de la seconde parution afin de l'évaluer et de pouvoir la commenter sur mon blogue. J'accepte avec grand plaisir.

J'ai reçu l'envoi hier . Depuis, je découvre cette publication avec grand plaisir. On y retrouve un juste équilibre entre réflexions plutôt académiques et expériences de professionnels du milieu. Pour ma part, cela m'alimente énormément. J'aime beaucoup garder un pied dans la théorie et l'analyse universitaire, mais je ne peux y consacrer mon temps « actif » puisque j'ai fait le choix d'aller du côté de la pratique. Ainsi, les entrevues de professionels que l'on y retrouve me parlent énormément et sont, à mon sens, tout aussi riches d'apprentissages et d'inspiration. Un juste équilibre que je vous disais.

Les textes de Muséologies ne sont pas disponibles en-ligne, mais voici le résumé du numéro 2 (pdf). Pourtant, cela aurait pu contribuer à donner une idée du contenu et donc à promouvoir la revue. Pour ma part, je m'abonne à l'instant.

Vous pouvez par ailleurs explorer le blogue de la revue ou encore le blogue des étudiants à la maîtrise en muséologie de l'Université de Montréal/UQÀM.


«Les enfants de la liberté» de Marc Levy

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Je viens tout juste de terminer la lecture du dernier livre de Marc Levy : Les enfants de la liberté. Émotive comme je suis, mes yeux larmoient.

J'ai lu tous les Levy et je les ai tous aimés. Distrayants, on « embarque » sans problème dans l'histoire, simples à lire et rudement bien écrits. Le dernier m'avait déçue par le changement de style, mais comme j'ai conservé cette histoire en tête un bon moment, j'en ai conclu que je l'avais aimée. Donc quand j'ai vu le nouveau livre lundi dernier à la librairie, j'ai décidé de lui accorder une nouvelle chance. J'ai lu la description. Aucune idée de ce que sera l'histoire. En tous cas, moi, je n'avais rien deviné. Ça parlait de liberté et j'aime l'idée de la liberté. J'ai donc acheté. Dès les premières pages, surprise, ça parle de la guerre. Je sais, guerre et liberté vont souvent de pair. Je suis déçue.

Or, Levy raconte vraiment bien ses histoires. On se sent à côté des personnages, on partage leurs péripéties. Et quand je ne lisais pas, je pensais juste à eux. Jeannot, Claude et les autres. C'était le signe qu'il fallait continuer. J'ai donc continué. Et puis l'histoire nous prend totalement et il faut l'entendre jusqu'au bout. Il faut comprendre. Ne pas rester avec des points d'interrogations.

Je viens tout juste de le terminer. Il est vraiment bien écrit. Je vous le recommande.

Et je peux vous dire que ça me fait tout drôle de lire des noms de villes où je suis allée ici en France. En voyage. Je réalise (ok, c'est un peu ridicule que je le réalise pleinement à ce moment), que pour bien des gens évoquer ces villes, rappelle un douloureux souvenir. Alors que pour d'autres, ils ne sont que des lieux de vacances, des lieux où ils seront heureux, qu'ils vont explorer caméra à la main. C'est ce que l'on appelle le poids de l'histoire qui habite un lieu, mais qui ne se communique pas nécessairement. C'est aussi le temps qui laisse l'histoire et ses événements dans l'oubli.

Les livres et le cinéma réussisent vraiment à faire resurgir ces passés et à nous les faire comprendre un peu. Les musées aussi.

Curieusement, après la lecture de ce livre, j'aurais le goût de créer une exposition qui l'accompagne. Une exposition qui rassemble des objets de l'Histoire, des photographies anciennes, des témoignages. Pas pour tomber dans le dramatique. Pas pour faire peur. Pour témoigner. « Pour raconter tout cela [dans mes mots], ceux de [mon] époque».


Homère, sur les traces d'Ulysse

Il y a quelques semaines, j'ai visité une exposition et j'ai oublié de vous en parler. Toutes mes excuses. Je m'en suis d'ailleurs rappelé dans mes rêves cette nuit! Donc, il y a quelques semaines, même un mois, j'ai visité l'exposition Homère, sur les traces d'Ulysse à la Bibliothèque Nationale de France, site François-Mitterand.

L'exposition est TRÈS intéressante. D'autant que j'avais justement lu l'Odyssée l'an dernier.

En introduction, une mise en contexte : les époques, les lieux, l'histoire résumée. Puis, déclinaison des différents volets du thème. L'auteur (A-t-il réellement existé? Est-ce un seul auteur ou plusieurs?), Troie (Mythe ou réalité?) et, de façon générale, ancrage de l'histoire dans la réalité de l'époque, des modes de vie et des lieux. Au travers, des objets et livres anciens, des illustrations, des extraits de film qui témoignent pour ces diverses zones.

On pouvait également louer (gratuitement) un audioguide qui permettait l'écoute d'extraits de la prose d'Homère à des moments choisis (il y avait des numéros au travers de l'exposition qui indiquaient le moment d'écouter l'extrait en question). Original comme approche!

J'ai beaucoup aimé le fait que le Texte (L'Illiade et L'Odyssée sont toutes les deux évoquées) soit toujours présent tout au long de la visite. On se sent presque faisant partie du Texte. Mais bon, je suis une bonne visiteuse. J'ai beaucoup aimé la lecture de l'Odyssée et le thème de la Grèce Antique me fascine depuis longtemps. Je suis curieuse de connaître la réaction d'une personne qui n'a jamais lu ce texte.

À la fin de la visite, on retrouve une série d'ordinateurs sur lesquels ont peut visionner un document multimédia sur des thèmes divers. Approche étonnante : chaque ordinateur donne accès à un des thèmes, mais pas à l'ensemble. On circule donc d'un ordinateur à l'autre si l'on souhaite tout consulter. Quel est l'avantage de procéder ainsi? Avantage technique? Avantage ergonomique? Stratégie pour que les gens les consultent plus? Donner l'impression que plus de gens s'intéressent aux ordis? Je ne sais pas. Qu'en pensez-vous? Je me questionne.

Sitehomere


J'attire également votre attention sur le site Internet de l'exposition. Notamment, la section En images qui résume l'exposition et les objets présentés, la section Gros plans qui présente justement les multimédias dont je vous parlais précédemment (version intégrale!) et la section Fiches pédagogiques qui rassemble une bonne partie des textes d'exposition (avec images des objets présentés en exposition!). Un bijoux de qualité, de contenu et de partage. Cela me semble particulièrement utile pour les écoles. D'ailleurs vous pouvez visualiser un résumé des ateliers scolaires.


Je m'y prends un peu tard, je sais. Vous avez jusqu'au 27 mai 2007 pour visiter l'exposition.


René Lalique au Musée du Luxembourg

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Je suis allée visiter la semaine dernière l'exposition René Lalique Bijoux d'exception 1890-1912 au Musée du Luxembourg. Une magnifique exposition!

L'exposition rassemble plus de 300 oeuvres, principalement des esquisses et des bijoux créés par René Lalique. Et quels bijoux! Vous pouvez en voir des exemples ici, ici, et . Ils m'ont beaucoup fait penser aux créations de Alfons Mucha (1860-1939) dont j'ai visité le musée à Prague. C'est très « art nouveau » tout ça.

L'organisation des lieux était simple avec deux salles adjacentes, une première étroite (4 mètres?) et longue et la seconde deux ou trois fois plus large et tout aussi longue. L'arrivée dans la première salle est saisissante : tout est noir. Le sol, les murs (tissus velours) et les plafonds. Cela nous plonge immédiatement dans une ambiance de luxe, de noblesse, de sobriété où les bijoux sont absolument mis en valeur. Choix audacieux, mais franchement réussi. La seconde salle était plutôt en vert tendre. Une toute autre ambiance qui détonne beaucoup avec la première. Qu'est-ce qui a pu motiver une telle différence? Je n'ai pas pu distinguer de différences de « contenu » (objet, propos, époque de vie, etc.) qui justifierait une telle différence.

Livretjeux


Autre élément intéressant de l'exposition, un livret-jeux accompagnant les enfants dans leur visite. L'approche est toute simple. Neuf bijoux ou objets d'art sont présentés et une question invite le jeune à regarder un détail du bijoux. Par exemple, à partir de l'ornement de corsage Scarabées (que l'on peut voir ici sur la deuxième photo), un paragraphe raconte que l'insecte que l'on retrouve en trois exemplaires au centre est le symbole du cycle de la vie chez les Égyptiens. La question : quel est le nom de l'insecte. La réponse se trouve évidemment dans la vignette de l'objet. Une approche donc toute simple, mais gagnante. Mais qui plus est, comme s'il était nécessaire d'en faire plus, le livret-jeux est réalisé en collaboration avec le magazine Le petit Léonard consacré à l'initiation à l'art. Biensûr, il y a un concours à la fin du petit livret pour gagner des abonnements.


Livretjeux2


J'adore les collaborations de ce type. Il me semble que tout le monde y trouve son compte et cela contribue à solidifier l'industrie culturelle dans son ensemble.

Seul bémol sur le livret : il n'est pas annoncé. J'ai découvert son existance rendue au troisième objet où, pour la première fois, il y avait un petit autocollant enfantin. J'ai vite compris qu'il existait quelque chose pour les enfants et surtout que ça me le prenait. Mais il a tout de même fallu que le gardien à l'entrée aille le chercher dans une caisse « en arrière à droite, là-bas assez loin pour devoir chercher un peu afin de le trouver ». ;-) Quand on a de bonnes idées comme celle-là, il faut les annoncer! Surtout qu'on repart à la maison avec de magnifiques photos des bijoux en question.

J'ai donc beaucoup aimé cette visite, où encore une fois, l'audioguide est réellement nécessaire pour comprendre l'exposition.

Si vous passez par Paris, vous avez jusqu'au 29 juillet 2007 pour la visiter.