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9 notions d'innovation

L'information n'est pas nouvelle, mais je viens de la découvrir au détour du magazine L'Actualité du 1er septembre 2006 (L'Actualité a toujours l'idée un peu rétrograde de ne pas partager ses articles... il n'est donc pas en ligne). Qu'est-ce qui vaut ce délai? Il a fallu attendre qu'un ami du Québec nous l'apporte.

Ainsi, j'ai lu ce matin un petit article qui porte sur les 9 notions d'innovation tel que proposées par Marissa Mayer, vice-présidente, Produits de recherche et services aux utilisateurs chez Google.

Voici les 9 notions en question, mais vous pouvez également les visualiser dans un diaporama inclus dans cet article de Newsweek sur Mme Mayer.

1. Les idées viennent de partout
Un jour ou l'autre, tout le monde peut innover, même le service des finances.

2. Partagez tout ce que vous pouvez
Toute idée, tout projet, tout échéancier, doit être accessible pour tous sur l'intranet.

3. Vous êtes brillant, nous embauchons
Les fondateurs de Google privilégient l'intelligence sur l'expérience.

4. La liberté de poursuivre ses rêves
Les employés ont une journée de temps libre par semaine. La moitié des nouveautés qui voient le jour sont conçues durant ce 20% de la semaine.

5. L'innovation avant la perfection
Google privilégie le lancement fréquent de petits tests beta, avant de diffuser un produit à grande échelle.

6. Proposez des données quantifiables, ne les qualifiez pas.
Les « j'aime » ou « je n'aime pas » sont remplacés par des faits.

7. La créativité adore certaines contraintes
Donnez aux gens un objectif, des règles pour arriver à bon port et des échéanciers.

8. Concentrez-vous sur l'utilité et les utilisateurs, par sur l'argent
Proposez quelque chose qui soit simple à utiliser et facile à aimer. Le profit suivra.

9. Ne « tuez » pas les projets. Récupérez-les
Il y a toujours quelque chose de bon qui peut être sauvé.


J'ai beaucoup cette liste. Sont-elles pour uniqument pour l'innovation, ce mot galvaudé? Sont-elles une façon de faire en sorte que le travail soit un milieu agréable? Sont-elles pour améliorer la qualité des échanges entre les employés et entre la direction et les employés? Sont-elles des trucs pour que les employés s'abreuvent à d'autres sources, s'inspirent, s'aèrent? Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est qu'elles donnent vraiment le goût de s'investir au travail. J'imagine très bien naviguer dans un tel milieu.

Je remarque particulièrement les éléments suivants.

La notion 2, sur le partage de l'information. Je suis entièrement d'accord avec cette approche. Elle n'est pas facile à vivre au début, j'en conviens. Nous avons été habitués par l'école, par la culture sociale, par la vie quoi!, à garder pour nous, à ne présenter que le produit final (une idée en cours de réalisation n'est pas valable puisqu'imparfaite) et surtout à se protéger du «vol d'idées» ou des commentaires négatifs. Pourtant, une fois que l'on commence, c'est absolument merveilleux.

Je me rappelle un projet particulièrement coincé dans le temps et avec la contrainte que les gens qui y travaillaient étaient situés dans des villes différentes : Des fantômes au musée du Musée de la civilisation. Nous avons créé un blog du projet (voir la note où j'en parlais) sur lequel tout était publié (derrière mot de passe) et auquel tous les partenaires pouvaient collaborer ouvertement et en tout temps. Nous avons réussi à livrer à temps et avec un résultat, ma foi, très bien réussi.

La notion 4 sur le temps libre. À la lecture de cette notion, j'ai sursauté. Une journée! C'est beaucoup trop! Mais il est vrai que ce «temps libre dirigé» peut être fructueux. Parce que quand on dit temps libre, ça ne veut pas dire aller aux magasins! Ça veut dire, du temps libre à travailler à autre chose que le projet qui nous est assigné explicitement. Il peut être utilisé pour fureter sur Internet sur d'autres sites de musées, pour visiter d'autres expositions, pour lire un livre sur la créativité (ou autre!), pour travailler sur un projet ou une approche que l'on aimerait que le musée développe, bref, on fait quelque chose en marge de notre tâche, mais qui peut l'abreuver. Et là, soudainement, il me semble que l'idée d'accorder du temps libre aux employés n'est pas si folle que ça.

Comment la réaliser? À prime abord, je serais plus à l'aise avec une demi-journée par semaine qu'une journée complète. Mais il ne faut pas trop diluer afin que les employés aient le sentiment de pouvoir mener un projet en continu et non pas «une fois par mois». Par la suite, il faudrait que les fruits de ces temps libres soient partagés avec d'autres collègues sur l'intranet. Évidemment, cela doit s'accompagner d'ouverture de la part de la direction qui doit accepter que durant cette période, l'employé n'avance pas explicitement sa tâche « régulière ».

Je tâcherai donc de mettre en application ces notions, même dans mon quotidien professionnel si atypique.

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