Previous month:
octobre 2005
Next month:
avril 2006

L'actualité à La Villette

Autre visite : la zone Science actualités.

Cette zone traite de façon régulière (quelques mois tout au plus) d'un sujet scientifique d'actualité. Le hasard a fait que le sujet était les séismes alors que je travaille justement à un projet qui traitera, entre autres, de ce sujet.

La thématique est bien abordée et de façon sobre (simple) puisque c'est visiblement une zone qui ne vise pas le long terme et l'approche multicognitive. Donc, pas de manipulations.

Ce qui m'a marquée : tous les textes de l'exposition, tous les documents audio (retranscription) sont disponibles sur papier afin que le visiteur en apporte une copie à la maison. Logique! Si on veut informer les gens, il faut bien que le visiteur puisse en reparler à son retour à la maison. De plus, l'ensemble de ces textes est disponible sur Internet.

Mais encore plus! Ils offrent l'ensemble de l'exposition pour que n'importe quel musée «l'imprime» et la présente à son tour en y ajoutant son grain de sel!

Avec toutes les expositions qui se font dans le monde. Avec tous ces contenus qui se perdent à chaque fois que la présentation est terminée. Cette approche me semble des plus utile. Tant pour la connaissance qui ne se perd pas pour les professionnels, que pour le plaisir des visiteurs de continuer à s'informer.

Une amie et collaboratrice, Nadine Davignon me parlait justement il y a quelque temps qu'il serait intéressant de ne pas perdre le contenu de toutes ces expositions terminées. Idée à mijoter.


L'ombre à La Villette

Il y a deux semaines, première visite de notre séjour à Cité des sciences La Villette. À l'horaire : l'exposition L'ombre à la portée des enfants (à noter l'ingéniosité complémentaire de ce site par rapport à l'exposition). C'est une exposition destinée aux enfants de 5 à 12 ans réalisée en collaboration avec le Centre Pompidou.

J'ai adoré!

Ici, on peut voir un plan de l'exposition qui vous permettra de suivre mes propos par zone.

Entrée (en haut à gauche sur le plan) : l'entrée est séparée en deux zones. La première, dans le noir total (guérite de l'exposition). La seconde (après un rideau à bandelettes), éblouissante de lumière. On y découvre que l'on entre dans l'univers d'Archibald Ombre, professeur-loufoque spécialiste des ombres. D'entrée de jeu, on (je?) embarque.

Tous les décors des pièces de la maison d'Archibald sont aménagés selon sa fonction «normale» dans toute maison. C'est ce qui fait qu'on entre vraiment dans l'atmosphère de visiter le professeur.

Salle 1 (Grand salon) : On passe ensuite au salon où débute la pénombre. Elle nous suivra durant toute la visite. Deux principales activités avec deux écrans et projecteurs. Quand on passe devant le premier, on voit notre ombre filmée puis projetée sur l'écran avec celle des «passeurs» précédents. Quand on passe devant le second, c'est notre contour qui est «sélectionné» puis retransmis. Les enfants s'amusent évidemment à recommencer à l'infini.

À prime abord, c'est plus une zone de jeu qu'une zone d'apprentissage. Je devine que lors des visites guidées et ateliers, le guide a pour objectif de faire découvrir aux enfants qu'ils ont une ombre.

Corridor 1 : Quelques photos «artistiques» où l'on voit des ombres d'objets de la «vraie» vie.

Salle 2 (Cabinet de curiosité) :Ambiance sombre.

Au plafond, un lit en fer accroché (celui d'Archibald) et des dizaines de luminaires de toutes époques. Certains faiblement éclairés. D'autres éteints.

Aux murs, des alcoves où se côtoient sculptures-«ombrifères» éclairées en douce, instruments scientifiques liés à la lumière (p. ex. : cadran solaire) et vieux appareils photo. J'ai déploré le manque d'information... pourquoi ces objets en particulier? Est-ce une tentative de mettre en valeur, d'un côté, le côté artistique des instruments scientifiques et objets techniques, et de l'autre côté le volet «scientifique» des sculptures?

Au centre, quelques modules interactifs pas très attirants ni instructifs. Peut être pour faire transition?

Salle 3 (Laboratoire) : C'est là que les manipulations commencent pour vrai.

Toutes sortes d'activités pour manipuler les ombres. Les enfants s'en donnent à coeur joie. Ça s'amuse, ça manipule, ça pose des questions, ça parle fort. Du hands-on classique, mais qui leur donne l'impression de vivre le thème.

Le tout, toujours présenté comme des expériences «sérieuses» réalisées par le professeur Archibald pour comprendre les ombres.

Salle 4 (Cuisine) : Nouvelle zone de jeu simple avec des jeux d'ombres (éclairer un batteur à oeufs mécanique, une passoire, des bouteilles d'eau colorée).

Salle 5 (Serre) :les étoiles, la lune, l'espace. Le plus marquant, c'est la capacité des concepteurs à nous donner l'impression d'être dans une vraie maison.

Salle 6 (Jardin) : les ombres dans les histoires, dans le cinéma et dans les affiches.

Comme je vous disais, j'ai beaucoup aimé l'exposition. Surtout le fait d'avoir vraiment eu l'impression d'entrer dans l'univers d'un professeur.

Une grande question demeure : quelle animation est faite avec cette exposition? Est-ce que le guide apporte le côté didactique qu'on ne retrouve pas dans les quelques rares textes? Et quel propos est livré?

J'aime bien l'idée de partir d'une ambiance totalement ludique pour y greffer une réflexion, une analyse, un propos.


L'âge d'or des sciences arabes

Il y a quelques semaines, je suis allée visiter l'exposition L'âge d'or des sciences arabes à l'Institut du nouveau monde.

Une grande exposition avec uniquement des instruments scientifiques. Ils étaient présentés de façon très traditionnelle (objet + vignette) mais très bien complétée par un audioguide et par une visite guidée.

D'ailleurs, j'ai été étonnée du système utilisé pour les guides. Les guides ont un petit micro et murmurent dedans leur «discours» alors que les visiteurs ont des écouteurs.

Le propos en soi (l'importance des scientifiques arabes dans l'histoire des sciences) est très intéressant et très bien traité dans l'audioguide et la visite guidée. Par contre, si on se limite uniquement aux vignettes et aux quelques textes de zone, on a vraiment l'impression de passer à côté du récit.

Je suis maintenant curieuse de découvrir si la muséologie de l'Institut du monde arabe en est une réellement d'influence arabe.


Michael Ignatieff

Même de loin, je suis l'actualité québécoise et canadienne. C'est fou comme notre regard du «pays» change!

Il y a deux ans, je vous avais parlé de Michael Ignatieff.

Aujourd'hui, je lis cet article dans Le Soleil de Québec.

Et je suis intriguée à nouveau.

Mon idée sur le personnage n'est pas faite encore. Je mesure difficilement son attitude et son opinion envers les provinces (surtout le Québec évidemment), élément qui me semble très important. Mais voici quelques articles qui ont fait partie de mes lectures.

- un article dans Le Devoir du 3 décembre 2005;

- un article de l'Actualité du 15 novembre 2003 publié sur Vigile.net (le site de l'Actualité ne l'ayant toujours pas mis en ligne... c'est cet article que je vous pointait il y a un peu plus de deux ans);

- une chronique de André Savard dans Vigile.net (journal en-ligne indépendantiste) du 7 mars 2006 (quelques propos teintés d'opinions personnelles, mais lecture générale intéressante);

- un article du Globe and Mail du 25 mars 2006 (J'aime particulièrement ce questionnement que peut y lire : «“If we're going to be a moral voice in the world . . . how are we going to address, for example, our aboriginal problem?»);

- son portrait dans Wikipedia;

- son site personnel (à quand un vrai site en français?).

Pour la première fois de ma vie, il se pourrait que la course à la chefferie du parti libéral du Canada m'intéresse! ... peut être parce que je suis immergée dans la méga-course aux présidentielles françaises?


Promenade de Champlain

En faisant des recherches sur le Web pour un projet sur lequel je travaille, je viens de tomber sur un résumé du projet de Promenade de Champlain prévu pour 2008.

Je n'ai pas vraiment suivi le projet et je ne sais pas ce qu'il en est présentement. Mais vu de loin (c'est peu dire!), je trouve que c'est un extraordinaire projet! Il faut faire confiance en notre ville et en ses gens. Il faut voir loin et voir courageux. Les gens de Québec aiment le beau et profiter de leur nature. Leur redonner le fleuve me semble très important. Notre ville a été fondée à cet endroit en raison du fleuve. Jusqu'à très récemment, son histoire et son développement étaient TRÈS intimement liés au fleuve. À la limite, faire revenir les gens au fleuve nous rapprochera de Lévis (près des yeux, près du coeur!).

Pour les trois cents ans de Québec, nous avions vu à l'aménagement des Plaines d'Abraham dans un grand mouvement de controverse populaire. Heureusement, que le projet s'est maintenu et que nous pouvons (en fait Vous pouvez!) profiter de ce grand parc. J'aimerais qu'il en soit de même pour la promenade de Champlain.

J'espère que nous aurons le courage de continuer à soutenir les gens qui gouvernent un tel projet.