Bibliothèque de circonstances
Et nous, nous en sommes où?

Commentaires

dillmann malvina

Bonjour!
Mon commentaire n'a pas grand chose à voir avec votre post, mais je consulte régulièrement vos carnets que trouve trés intéressants.
Je vous ai déjà écrit il y a un moment, et j'ai une nouvelle question! Je continue en muséologie à Paris, à l'Ecole du Louvre, je dois réfléchir dès à présent à un sujet de mémoire. J'aimerai beaucoup m'intéresser à la façon dont on peut exposer le patrimoine immatériel (rituels...), je suis particulièrement intéressée par tout ce qui touche aux modifications corporelles (cf. belle exposition du musée Dapper à Paris!!), mais j'ai l'impression qu'en France, personne ne se préoccuppe vraiment de cette question. Qu'en est-il au Canada? au Musée de la Civilisation? Auriez-vous des pistes de réflexions pour définir un prémice de sujet, des points que vous jugeriez judicieux de commencer à traiter, qui n'ont pas encore été travaillés?
Je vous remercie!
Bonne continuation!
PS : le jeu des fantômes est trés sympa!

Ana

Merci beaucoup pour vos compliments. C'est très gentil.

En ce qui concerne le patrimoine immatériel, le Musée de la civilisation a présenté récemment une exposition sur la peau. Ça s'appelait Parole de peau (cette recherche sur google donne quelques informations).

Autrement, je trouve intéressante et intrigante la question des jeunes et des modifications personnelles (tatouages, percing, etc.) : pourquoi les jeunes s'intéressant tant à ces pratiques? Est-ce une forme d'identification sociale? Une manière de s'inventer un rituel de passage à l'âge adulte (dans une société où il n'y en a plus)? Une façon d'affirmer sa personnalité (avoir l'air plus fort, féroce)? Cela ramène également à la question, plus large, des formes d'identification culturelle des jeunes : vêtement, objets, voitures, coiffures, maquillage, etc. De plus, la question de la « mondialisation des cultures » a quel impact sur leurs façons d'afficher leur personnalité? Y a-t-il encore de grandes différences entre un jeune québécois, un jeune français et un jeune japonais? Outre les questions extérieures, qu'en est-il du volet intérieur, des valeurs, etc.?

Est-ce une piste pour vous? En tous cas, le sujet me semble intéressant. Surtout s'il est mis en exposition dans un contexte destiné aux jeunes (muséographie, thèmes, etc.) et non destiné aux adultes «savants».

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