Dix ans

Cela fait dix ans cette année que je suis muséologue.

Dix ans que j'ai le plaisir de faire de la création muséale.

Bon, il faut vous avouer que je ne suis pas très ponctuelle pour les célébrations. J'ai plus exactement débuté ma vie professionnelle en mai 1998 et non en septembre.

Ma première réalisation? Réaliser, en vitesse et en catastrophe, une petite exposition à micro-budget pour l'Aquarium du Québec. La saison estivale commençait un mois plus tard et l'Aquarium souhaitait présenter une exposition sur le pont de Québec, situé à portée de vue.

J'étais passablement contente du résultat, malgré les matériaux et les lieux de fortune accordés au projet.

Pourquoi je vous parle de cela? Ai-je une crise d'auto-congratulation? Que nenni!

En fait, je suis allée à l'Aquarium cette semaine dans le cadre de mon « opération reprise-de-contact-avec-l'activité-muséale-de-la-région-suite-à-mon-retour-de-France ». Visite « touristique avec un oeil de muséologue ». Les lieux ont énormément changé depuis dix ans. Pour le mieux, évidemment.

Mais si je vous parle de tout cela, c'est que j'ai eu droit à un moment professionnellement émotif.

En m'approchant du bâtiment où avait été présentée la dite exposition sur le pont de Québec, j'aperçois, de loin, de petits rectangles dans les fenêtres.

- Non... Ce n'est pas encore là!, que je me dis.

Je m'approche.

- Oui!


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Dans les cases de cette fenêtre, j'avais muséographiquement rendu hommage aux ouvriers morts lors de l'effondrement de la partie sud du pont survenue le 29 août 1907.


Depuis dix ans, il m'est souvent arrivé de repenser à cette première réalisation. Et c'est justement de cette mise en espace dont j'étais la plus satisfaite.

La revoir a été un très émouvant cadeau de « dix ans de vie professionnelle ».


Vendredi...

Nous sommes vendredi après-midi.

J'ai consacré la journée à explorer le web, à reprendre le contrôle sur des courriels, sur mon agrégateur, à lire des blogs de musée. Le tout était très inspirant et il y aura peut être quelques notes à ces sujets.

Et là, juste avant de fermer l'ordinateur pour partir chercher les enfants à l'école, je tombe sur une série de photos créées dans le cadre d'un congrès d'architecture : Virtual Realities by NL Architects.

Wahahaha!

Bonne fin de semaine... ou bon week-end... selon l'expression en usage chez-vous. ;-)


Reprise

Trois mois sans bloguer.

Préparer le déménagement. Partir. Arriver. Retrouvailles. Joies. Visites et sorties (quelle joie d'arriver à Québec un été de 400e anniversaire!).

Attendre. Attendre. Attendre quoi? Le conteneur, pardi! Une grève au port du Havre a retardé le départ de notre conteneur... et donc son arrivée.

S'installer... et finalement : redémarrer.

Me voilà donc de retour sur mon blogue. Avec un nouvel entête qui passe de « Le carnet d'Ana : Observations et réflexions d'une muséologue québécoise à Paris » à une version plus épurée.

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Eh oui, je suis toujours muséologue, je suis toujours Québécoise, mais je ne suis plus à Paris!

Ma démarche de muséoblogueuse poursuivra son cours à partir de Québec. Avec peut être un peu moins de voyages (soupir...), mais avec tout autant d'observations muséales et d'analyses de la culture web pour les musées.

Et puisque cela constitue la raison d'être de ce blogue, on peut dire que Paris et Québec, c'est du pareil au même. ;-)


Québec : le retour

Le mois de juin a commencé hier.

La cloche sonne.

Le 21 juin, nous reprendrons la route vers le Québec.

Vers notre patrie.

Notre aventure en terre parisienne prend donc fin.


Une partie de l'aventure, puisque malgré que nous retournons nous installer à Québec, je ne doute pas que je vais revenir ici et que Paris demeurera à jamais imbriquée dans mon aventure professionnelle.

Durant ce séjour, j'ai visité des dizaines de villes et des centaines de musées. Tous plus variés les uns que les autres. Tous ont nourri ma créativité. En cela, ce séjour vaut bien des expériences professionnelles.

Je ne sais pas encore de quoi sera formé mon avenir professionnel, mais je ne doute pas que ces multiples regards en terre européenne seront inspirants.


Je repars dans l'allégresse de retourner chez-moi. Près de ma famille, de nos amis, de notre peuple. Près des musées qui parlent ma culture et qui contribueront à forger notre avenir. C'est avec eux que je veux collaborer.

Mais tout de même dans la tristesse de quitter tout ceux et celles que nous avons connus ici. Nos amitiés ont pris la couleur planète dans les deux dernières années et demi. Et cela a été merveilleux. Nous allons beaucoup nous ennuyer de vous.

Vous serez évidemment toujours les bienvenus à Québec.

Je vous écris cette note et j'en ai les larmes aux yeux.

Émotion d'arriver. Émotion de quitter.

Fabuleux être humain qui peut ressentir de la joie et de la tristesse pour un même événement.


p.s. Évidemment, cela n'annonce pas la fin du Carnet d'Ana. ;-)


Confirmation de la rencontre des muséoblogueurs

C'est confirmé, la rencontre des muséoblogueurs a lieu ce soir!

Heure : 21h

Lieu : au coin de la rue Montorgueil et de Turbigo (à l'extrémité « Halles » de la rue Montorgueil)

De là, nous nous dirigerons vers un café à proximité.

Tous les lecteurs de ce blog sont évidemment invités.

Pour que vous puissiez me reconnaître, je porterai un manteau rouge.

Mise à jour : Finalement, les grèves ont réussi à saper le moral des troupes. La rencontre est à nouveau reportée. Réussira-t-on un jour? ;-)


Rencontre de muséoblogueurs à Paris

Lors d'une précédente note, j'avais lancé l'idée d'une rencontre de muséoblogueurs à Paris. Plusieurs se sont déjà manifestés... et pas juste des Parisiens!

Je lance donc l'invitation officielle.

Quoi : Rencontre des blogueurs de muséologie et autres professionnels de musées

Quand : jeudi le 1er novembre ou vendredi le 2 novembre jeudi le 15 novembre ou vendredi le 16 novembre (toutes mes excuses, je n'avais pas noté que c'était la Toussaint le 1er).

Heure : 19h

: Des suggestions?


Veuillez me confirmer vos disponibilités pour ces dates dans les commentaires et des suggestions de lieu de rencontre.


Test de widget

Clément a demandé à ses lecteurs blogueurs de tester un widget de son univers de travail.

Je m'exécute humblement. Pas parce qu'il est mon époux. Non. Je ne suis pas naïve à ce point. Je le fais parce qu'en lisant le second paragraphe du livre, il est question d'un musée. Musée dont j'ai justement parlé la semaine dernière.

;-)



Quelques consignes d'utilisation :

- les flèches en bas permettent de feuilleter en petit format alors qu'un clic dans l'image du livre permet de voir en grand format;

- le signe + permet de faire apparaître le code html pour citer cette page dans votre blog en y faisant apparaître le widget (comme pour d'autres sites comme youtube ou slideshare);

- le logo au centre mène au site de l'éditeur.

Mes commentaires, je les lui ferai évidemment de vive voix, mais bon, ils vous intéressent peut être aussi. Sachez que j'utilise Safari version 2.0.4 et que mon blog est hébergé chez Typepad.

- Je suis déçue que l'on ne puisse pas citer expressément une page. Slideshare le permet.

- Il faudrait idéalement que l'on puisse souligner expressément le passage que nous souhaitons citer.

- La police de caractère du « titre » du widget est franchement moche.

- Le nom de l'auteur ne devrait-il pas s'y retrouver également?

- L'apparence plus pâle des flèches et du signe + donnent l'impression que la fonction n'est pas activée.

- En grand format, je n'ai pas réussi à écrire directement le numéro de la page que je souhaitais consulter.

- Sinon, j'aime bien la navigation tant en petit format qu'en grand format. Et j'ai bien hâte que les fonctions de citation directe et de surlignage soient possibles (cela est peut être techniquement difficile?). Ce sera une véritable révolution pour les citations sur Internet qui auront pour avantage de relier le lecteur directement au livre.

Décidément, la vie présente parfois de ces hasards entre nos deux univers professionnels...


État de la situation : je dois vider mon agrégateur!

Fleurspirale


Cet été, j'ai eu beaucoup de difficultés à tenir mon agrégateur à jour. Consciencieusement et avec plaisir, j'ai lu, au jour le jour, les notes dans la catégorie « Amis », « cuisine » et « Varia ». Pour la catégorie «Muséologies», il en allait autrement. J'accumulais des centaines de notes... et je n'ai toujours pas repris le contrôle de la bête.

Voici donc le classique des classiques (mais bon, il faut ce qu'il faut!) : une liste des éléments que je retiens au fil de ma lecture de cet avant-midi. Une lecture qui aura duré quatre heures!

Lire la suite "État de la situation : je dois vider mon agrégateur!" »


Retour

Montblanc


Vous l'aurez deviné, j'étais en vacances... et me voici de retour. ;-)

Un magnifique voyage dans les Alpes avec un détour en Suisse (où j'ai visité le Musée Olympique... je vous en reparlerai), la découverte des paysages du Mont-Blanc (époustouflant!), la gestion des maux de coeur des enfants sur les routes sinueuses de la Haute-Savoie (désolée, cela a vraiment coloré... hum... hum... le voyage), une excursion en Italie (il fait chaud par là!) et un retour bien tranquille en train pour éviter les incroyables bouchons français.

Durant ce voyage, j'ai lu un livre que j'attendais depuis des années. Avec TRÈS grande impatience. Harry Potter and the Deathly Hallows. J'ai ADORÉ. J'ai déjà hâte de le relire à l'automne, quand certains morceaux se seront placés dans ma tête. De magnifiques vacances que je vous disais! ;-)

Depuis, je me suis mise à des lectures disons... différentes : Civilizing the Museum de Elaine Heumann Gurian dont je vous parlais ici. Je vous ferai un commentaire lorsque je l'aurai terminé.

L'été n'est qu'à moitié entamé. Il faut en profiter!


Projet de graphisme original

Guylaine Couture nous présente un projet du New York magazine : offrir à un graphiste d'illustrer les cinq recommandations de sortie pour la semaine (archives des graphismes). Promenez-vous dans ces archives!

Visiblement, les consignes de graphisme sont : le titre (High Priority), les dates de la semaine, les 5 événements avec leur lieu (cinéma, musique et danse, art, restaurant et théâtre) et se limiter au noir, blanc et rouge.

J'aime beaucoup voir des déclinaisons de création sur un thème très précis parce que ça nous montre justement les particularités de chaque créateur.


C'est une idée que l'on retrouve à plusieurs endroits et que j'avais notamment apprécié lors du premier 24h de la bande dessinée. Leurs consignes : créer «24 planches de bande dessinée en 24 h, soit une couverture, 22 pages de bande dessinée et un dos de couverture, avec une contrainte donnée au départ chrono : faire figurer une boule de neige dans la première et la dernière case.» Là aussi vous pourrez vous amuser durant des heures. Allez, c'est vendredi, accordez-vous un petit plaisir! ;-)


Rappel

Je viens d'ajouter une mise à jour dans la note sur la baladodiffusion (au sujet du Château de Versaille). Et je réalise que ceux qui n'utilisent pas les fils rss ne seront pas mis au courant. Voilà, c'est chose faite, vous êtes informés. ;-)

Par contre, je me permets de vous rappeler que si vous ne souhaitez pas utiliser les fils rss pour être avisés « en temps réel », vous pouvez être avisés par courriel lorsque je publie une nouvelle note. C'est gratuit et absolument sans envoi de publicité ou pourriel. Pour vous abonner par courriel, utilisez la boîte située dans la colonne de droite de mon blogue. Vous serez dirigés vers le site Feedburner qui gère ma liste (en anglais) et vous devrez confirmer votre abonnement en recopiant une série de caractères. Par la suite, vous recevrez un courriel demandant de re-confirmer votre abonnement. Et c'est tout. Lorsque je publierai quelque chose, vous serez avisés.



Dewey vs les tag

Via fresh + new. Le renommé Pew Research Center (qui réfléchit sur Internet) a publié une étude intitulée Tagging Play. Les tags, ce sont les mots clés que les utilisateurs associent à leur document (photo sur flickr, vidéo sur youtube, url sur del.icio.us, etc.).

Ils ne sont pas aussi structurés que l'approche Dewey, mais ils semblent plus ergonomiques en ce sens que les gens associent leur « objet » aux mots-clé qui leur viennent spontannément en tête. Normalement, celui qui cherche quelque chose pensera aux mêmes mots-clé.

Dans le contexte où de plus en plus de musées mettent leur collection en-ligne, il me semble que cette réflexion peut être utile.

Sur le même sujet : reciproque.net qui renvoie au projet Steve.


Lecture barcelonaise

Je n'ai pas encore eu le temps de vous partager mes impressions muséales de notre visite à Barcelone, mais je prends le temps de vous suggérer un livre. Le reste viendra. ;-)

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J'avais demandé à une libraire de me recommander un livre d'un auteur espagnol ou barcelonais. Elle m'a suggéré La sombra del viento de Carlos Ruiz Zafon (disponible en français en format poche). Tout simplement EXCELLENT! L'histoire se passe à Barcelone. Et c'était vraiment spécial de lire une histoire qui se passe dans les rues que l'on visite à longueur de journée.

On devrait d'ailleurs suggérer aux touristes des livres dont l'histoire se déroule dans la ville qu'ils visitent. L'expérience est très agréable et ça double les souvenirs de voyage d'une trame fictive.


Dessein?

Un autre illustrateur que j'ai découvert lors de recherches dans la blogosphère : Paul Bordeleau et son Blogodyte.

Comment je suis tombée dessus? Je cherchais un illustrateur québécois pour m'inspirer dans le cadre d'un projet trippant que le Musée de la civilisation vient de me propose. Quelqu'un qui dessine des personnages s'approchant de l'image que je me fais de celui que je suis en train d'imaginer.

En lisant la biographie de Paul Bordeleau, je suis bouche bée. Je suis à Paris, « j'habite » Québec, ma famille vient de l'Uruguay, ma mère est née à Minas. Il y a présenté une exposition. Ouf!

Je ne crois pas du tout à ces « histoires de destin» (ou de dessein!), mais là, je trouve ça un peu, disons, arrangé avec le gars des vues. La vie nous réserve de ces surprises!

Voici également deux autres illustrateurs que j'ai découvert dans cette courte recherche d'un dimanche soir : Denis Goulet et Pierre Bouchard. Si j'en découvre d'autres, je vous en ferai part.

J'avoue beaucoup aimer découvrir des illustrateurs ayant pignon sur blog. Si vous en connaissez d'autres (des femmes?), je suis preneure.


9 notions d'innovation

L'information n'est pas nouvelle, mais je viens de la découvrir au détour du magazine L'Actualité du 1er septembre 2006 (L'Actualité a toujours l'idée un peu rétrograde de ne pas partager ses articles... il n'est donc pas en ligne). Qu'est-ce qui vaut ce délai? Il a fallu attendre qu'un ami du Québec nous l'apporte.

Ainsi, j'ai lu ce matin un petit article qui porte sur les 9 notions d'innovation tel que proposées par Marissa Mayer, vice-présidente, Produits de recherche et services aux utilisateurs chez Google.

Voici les 9 notions en question, mais vous pouvez également les visualiser dans un diaporama inclus dans cet article de Newsweek sur Mme Mayer.

1. Les idées viennent de partout
Un jour ou l'autre, tout le monde peut innover, même le service des finances.

2. Partagez tout ce que vous pouvez
Toute idée, tout projet, tout échéancier, doit être accessible pour tous sur l'intranet.

3. Vous êtes brillant, nous embauchons
Les fondateurs de Google privilégient l'intelligence sur l'expérience.

4. La liberté de poursuivre ses rêves
Les employés ont une journée de temps libre par semaine. La moitié des nouveautés qui voient le jour sont conçues durant ce 20% de la semaine.

5. L'innovation avant la perfection
Google privilégie le lancement fréquent de petits tests beta, avant de diffuser un produit à grande échelle.

6. Proposez des données quantifiables, ne les qualifiez pas.
Les « j'aime » ou « je n'aime pas » sont remplacés par des faits.

7. La créativité adore certaines contraintes
Donnez aux gens un objectif, des règles pour arriver à bon port et des échéanciers.

8. Concentrez-vous sur l'utilité et les utilisateurs, par sur l'argent
Proposez quelque chose qui soit simple à utiliser et facile à aimer. Le profit suivra.

9. Ne « tuez » pas les projets. Récupérez-les
Il y a toujours quelque chose de bon qui peut être sauvé.


J'ai beaucoup cette liste. Sont-elles pour uniqument pour l'innovation, ce mot galvaudé? Sont-elles une façon de faire en sorte que le travail soit un milieu agréable? Sont-elles pour améliorer la qualité des échanges entre les employés et entre la direction et les employés? Sont-elles des trucs pour que les employés s'abreuvent à d'autres sources, s'inspirent, s'aèrent? Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est qu'elles donnent vraiment le goût de s'investir au travail. J'imagine très bien naviguer dans un tel milieu.

Je remarque particulièrement les éléments suivants.

La notion 2, sur le partage de l'information. Je suis entièrement d'accord avec cette approche. Elle n'est pas facile à vivre au début, j'en conviens. Nous avons été habitués par l'école, par la culture sociale, par la vie quoi!, à garder pour nous, à ne présenter que le produit final (une idée en cours de réalisation n'est pas valable puisqu'imparfaite) et surtout à se protéger du «vol d'idées» ou des commentaires négatifs. Pourtant, une fois que l'on commence, c'est absolument merveilleux.

Je me rappelle un projet particulièrement coincé dans le temps et avec la contrainte que les gens qui y travaillaient étaient situés dans des villes différentes : Des fantômes au musée du Musée de la civilisation. Nous avons créé un blog du projet (voir la note où j'en parlais) sur lequel tout était publié (derrière mot de passe) et auquel tous les partenaires pouvaient collaborer ouvertement et en tout temps. Nous avons réussi à livrer à temps et avec un résultat, ma foi, très bien réussi.

La notion 4 sur le temps libre. À la lecture de cette notion, j'ai sursauté. Une journée! C'est beaucoup trop! Mais il est vrai que ce «temps libre dirigé» peut être fructueux. Parce que quand on dit temps libre, ça ne veut pas dire aller aux magasins! Ça veut dire, du temps libre à travailler à autre chose que le projet qui nous est assigné explicitement. Il peut être utilisé pour fureter sur Internet sur d'autres sites de musées, pour visiter d'autres expositions, pour lire un livre sur la créativité (ou autre!), pour travailler sur un projet ou une approche que l'on aimerait que le musée développe, bref, on fait quelque chose en marge de notre tâche, mais qui peut l'abreuver. Et là, soudainement, il me semble que l'idée d'accorder du temps libre aux employés n'est pas si folle que ça.

Comment la réaliser? À prime abord, je serais plus à l'aise avec une demi-journée par semaine qu'une journée complète. Mais il ne faut pas trop diluer afin que les employés aient le sentiment de pouvoir mener un projet en continu et non pas «une fois par mois». Par la suite, il faudrait que les fruits de ces temps libres soient partagés avec d'autres collègues sur l'intranet. Évidemment, cela doit s'accompagner d'ouverture de la part de la direction qui doit accepter que durant cette période, l'employé n'avance pas explicitement sa tâche « régulière ».

Je tâcherai donc de mettre en application ces notions, même dans mon quotidien professionnel si atypique.


Un an

Le 8 janvier, cela a fait un an que nous sommes installés à Paris. Déjà!

L'année 2006 a été incroyable. Des contrats à distance, la découverte de Paris tant du point de vue personnel (la vie quotidienne!) que du point de vue professionnel. Des voyages : le Vercors, la Normandie, le Poitou-Charentes, les villes de Prague et de Barcelone (extraordinaire!). Des visiteurs du Québec. Nous avons reçu beaucoup plus de gens du Québec que nous nous attendions et nous avons beaucoup aimé vous recevoir.

Également, j'ai pris plus de temps pour ce blogue. Pourquoi? Parce qu'il me permet de noter mes découvertes de notre «aventure parisienne» et qu'il me donne l'occasion de rencontrer une foule de gens d'ici et d'ailleurs. Quand on dit que les blogues mettent en réseau, c'est absolument vrai. J'ai découvert le travail de professionnels des musées en Espagne, en Allemagne, en Argentine, au Québec et aux États-Unis. Et le plus beau, c'est qu'on se tient au courant de nos découvertes respectives!

Et 2007? Je ne sais pas ce que me réservera la nouvelle année. J'ai bien appris dans les deux dernières années que la vie nous réserve des surprises... comme ce séjour à l'étranger. Par contre, il y a des choses que j'ai le pouvoir de déterminer. Côté voyages, la Provence et l'Italie sont déjà au programme. Côté professionnel, je continuerai ce blogue de façon très régulière et je collabore à la conception d'une exposition itinérante ici en France. Nous avons beaucoup de visites du Québec déjà prévues. De la famille évidemment, mais également des amis très proches et des collègues. Nous apprécions évidemment toutes ces visites. :-)

Une autre belle année qui se dessine. Il faudra en profiter pleinement... ce n'est pas toutes les années que nous aurons la chance de vivre une expérience comme celle-là.

Bonne année!


Puissance des outils réseaux?

Il y a quelques jours, j'ai publié ceci.

Aujourd'hui, je reçois les remerciements!

C'est merveilleux la puissance des réseaux.

Vous vous demandez comment Museo Abierto a découvert que j'avais parlé de lui? Rien de magique. À chaque fois que l'on publie un lien, l'auteur du lien en est informé : via un jeu de pings - j'informe l'autre que j'ai publié son lien- et de trackback -l'autre m'informe qu'il a fait un lien vers ma note. Vous voyez d'ailleurs les trackback en bas de chaque note que je publie.

C'est aussi ça la puissance des réseaux, c'est que l'on s'informe l'un l'autre quand l'un parle de l'autre.


Deux autres ressources «réseau»

Suite à cette note où je vous présentait quelques outils réseau de l'Internet, en voici deux autres.

- SlideShare : banque de présentations multimédia (communément appelés power point). C'est là que j'ai ai découvert cette merveille.

- Swivel : banque de statistiques et de graphiques. ... ça pourrait nous être drôlement utile!

C'est grâce à l'extraordinaire et prolifique François que j'ai découvert ces deux outils. Merci!

Dans le cas de ces trois liens, vous remarquerez encore une fois que les commentaires sont très importants. Dans le cas de SlideShare, on peut d'ailleurs commenter chaque «slide». Dans le cas de Swivel, lisez les commentaires chez François pour comprendre ce que je veux dire.

C'est dans les commentaires que se trouve la puissance des outils réseau!


Petite suggestion

En ce mardi matin qui me semble un vendredi, je disgresse un peu.

Je viens de lire cette note d'un ami de Québec qui réfère à cet article du Soleil (sapré journal qui s'évertue à ne pas mettre ses articles au complet alors que la version montréalaise le fait...) puis vers le restaurant en question.

J'oserais vous suggérer d'aller y faire un tour. Biensûr pour soutenir cet immigrant qui a choisi Québec, mais également parce que je suis curieuse de savoir ce qu'est la cuisine afghane. ... si vous y allez, vous me ferez un commentaire?


Allez, j'ajoute mon grain de sel

Mario a décidé de se lancer dans le sujet de l'heure à Québec : Québec et les immigrants.

À mon tour d'ajouter mon petit grain de sel.

J'ai connu plusieurs immigrants qui sont arrivés à Québec remplis d'espoir. Québec représentait la société calme, respectueuse et ouverte qu'ils recherchaient. Oui, oui, une société qu'ils ne sentaient pas rejetante.

Pourtant, une grande partie d'entre eux sont partis à Montréal ou à Toronto. Pas parce qu'ils se sentaient jugés. Pas parce qu'ils se sentaient rejetés socialement. Non. Pour une autre raison : le travail. Ils ne réussissaient pas à trouver du travail dans leur domaine d'expertise. L'accueil, l'intégration d'une famille et tout le reste, passe par une seule chose : que les parents puissent trouver un travail selon leurs compétences. Ce n'est pas normal que nous ayons des médecins, des journalistes, des administrateurs, des ingénieurs et d'autres professionnels qui se contentent de faire du taxi, des ménages ou de la plonge. Même un diplôme venu d'ailleurs ne justifie pas une telle situation. Et c'est pas parce que ces gens-là ne font pas d'effort. Leurs titres, ils sont tous disposés à les «revalider».

Je lisais justement dans un article dans un journal d'ici à Paris (comme quoi les sujets sont les mêmes partout!), où un immigrant disait : «qu'ils doivent se battre deux fois plus que les autres pour y arriver». Et ils le font.

Mais voilà, certains milieux semblent être plus facilitants. Montréal et Toronto sont des villes où, généralement, les employeurs doutent moins qu'un immigrant professionnel peut travailler de la même façon qu'un «local». Le nom différent de la personne ne les arrête pas et ils les rappellent.

Un de mes amis, bardé de diplômes du Brésil et de la France, est arrivé à Québec il y a trois ans. Il vient de déménager à Montréal la peine dans l'âme. Il aimait Québec et souhaitait y demeurer. Mais bon, pas d'entrevues, pas d'espoir de travailler ailleurs que dans des jobines. Après trois ans, un père de famille s'écoeure et va voir s'il y a du gazon ailleurs. Imaginez sa surprise : durant ses trois premières semaines à Montréal, il a eu autant d'entrevues à Montréal qu'en trois ans à Québec.

Son nom était évidemment différent.

Peut-être que les employeurs sont gênés de convoquer ces gens en entrevue parce qu'ils ne savent pas comment prononcer leur nom?

Ou bien c'est ça la raison du problème d'intégration des immigrants à Québec, ou bien c'est le manque de confiance.

Comme je peux pas croire qu'on soit si timides pour que ce soit la première raison, je pense que c'est la seconde.

Alors, oui, je suis d'accord avec M. Lepage. Il a tout à fait raison.

Ou bien on se dégêne. Ou bien on apprend à faire confiance.

On peut faire les deux aussi.


Mise à jour

Vous l'avez sûrement constaté, j'ai déménagé mon site et j'en ai profité pour le mettre à jour. L'adresse demeure la même, alors pas besoin de changer votre entrée dans votre agrégateur.

On pourrait dire que mon arrivée à Paris est complétée et que je suis maintenant pleinement installée.

... quoi qu'il reste encore quelques tableaux à accrocher dans l'appartement et quelques images à remettre dans les notes du site. :o)

Alors, on continue!


Allez les bleus!

Imaginez-vous à Paris un soir de demi-finale de la Coupe du monde entre l'équipe de France et le Portugal.

Imaginez que vous écoutez le match en famille, les portes-fenêtres ouvertes.

Imaginez qu'il reste quelques minutes avant la fin du match et que la France mène 1-0.

Imaginez entendre, par les fenêtres, l'hymne national français! Et les cris. Et la joie!

L'ambiance est incroyable. Nous nous sentons privilégiés de pouvoir vivre ces moments.

Maintenant, imaginez si jamais on gagne la coupe!


Wow!


J'ai déjà hâte à dimanche.

(excusez la petite incartade à la ligne éditoriale) ;-)


Voilà! C'est en plein ça.

Mon ami Nicolas Faucher vient de publier une lettre d'opinion dans Le Soleil de Québec.

C'est en plein ça!

La réforme, ce n'est pas mettre les contenus dehors. La réforme, c'est ajouter à ces contenus des apprentissages que nous n'avons pas fait à notre époque : apprendre à penser, à réfléchir, à organiser notre pensée. C'est découvrir nos forces et nos faiblesses pour mieux les améliorer et pour développer notre confiance personnelle.

On apprendra toujours à compter, à lire, à écrire. De la même façon qu'avant ou presque. On apprendra toujours que Champlain a fondé Québec en 1608 et que les Anglais on conquis le Canada en 1760. Mais, MAIS!, on apprendra aussi qu'en même temps que Champlain au Québec, il y avait d'autres peuples qui existaient. On apprendra à les comparer et à les étudier. Et ça, on ne le faisait pas avant.

On apprendra toujours que le symbole chimique de l'eau, c'est H2O (avec le deux en indice!). On apprendra toujours ce qu'est une parabole. Mais, MAIS!, on apprendra aussi que l'eau est une denrée fragile et que des enjeux politiques y sont associés.

Nicolas, merci pour ton texte qui nous éclaire et qui, je le souhaite!, éclaireras une peu plus les sceptiques.

Ton texte me rappelle notre dernière fête de la rentrée.

Merci d'éduquer nos enfants. À toi et à tous tes collègues, du CPE à l'université, merci.


Michael Ignatieff

Même de loin, je suis l'actualité québécoise et canadienne. C'est fou comme notre regard du «pays» change!

Il y a deux ans, je vous avais parlé de Michael Ignatieff.

Aujourd'hui, je lis cet article dans Le Soleil de Québec.

Et je suis intriguée à nouveau.

Mon idée sur le personnage n'est pas faite encore. Je mesure difficilement son attitude et son opinion envers les provinces (surtout le Québec évidemment), élément qui me semble très important. Mais voici quelques articles qui ont fait partie de mes lectures.

- un article dans Le Devoir du 3 décembre 2005;

- un article de l'Actualité du 15 novembre 2003 publié sur Vigile.net (le site de l'Actualité ne l'ayant toujours pas mis en ligne... c'est cet article que je vous pointait il y a un peu plus de deux ans);

- une chronique de André Savard dans Vigile.net (journal en-ligne indépendantiste) du 7 mars 2006 (quelques propos teintés d'opinions personnelles, mais lecture générale intéressante);

- un article du Globe and Mail du 25 mars 2006 (J'aime particulièrement ce questionnement que peut y lire : «“If we're going to be a moral voice in the world . . . how are we going to address, for example, our aboriginal problem?»);

- son portrait dans Wikipedia;

- son site personnel (à quand un vrai site en français?).

Pour la première fois de ma vie, il se pourrait que la course à la chefferie du parti libéral du Canada m'intéresse! ... peut être parce que je suis immergée dans la méga-course aux présidentielles françaises?


Promenade de Champlain

En faisant des recherches sur le Web pour un projet sur lequel je travaille, je viens de tomber sur un résumé du projet de Promenade de Champlain prévu pour 2008.

Je n'ai pas vraiment suivi le projet et je ne sais pas ce qu'il en est présentement. Mais vu de loin (c'est peu dire!), je trouve que c'est un extraordinaire projet! Il faut faire confiance en notre ville et en ses gens. Il faut voir loin et voir courageux. Les gens de Québec aiment le beau et profiter de leur nature. Leur redonner le fleuve me semble très important. Notre ville a été fondée à cet endroit en raison du fleuve. Jusqu'à très récemment, son histoire et son développement étaient TRÈS intimement liés au fleuve. À la limite, faire revenir les gens au fleuve nous rapprochera de Lévis (près des yeux, près du coeur!).

Pour les trois cents ans de Québec, nous avions vu à l'aménagement des Plaines d'Abraham dans un grand mouvement de controverse populaire. Heureusement, que le projet s'est maintenu et que nous pouvons (en fait Vous pouvez!) profiter de ce grand parc. J'aimerais qu'il en soit de même pour la promenade de Champlain.

J'espère que nous aurons le courage de continuer à soutenir les gens qui gouvernent un tel projet.


Fête de la rentrée

La rentrée scolaire a toujours été une grande joie pour moi. Maintenant, je la revis par le biais de mes enfants. Dans le but de leur transmettre mon amour de l'apprentissage mais surtout d'installer des rituels de transition dans notre famille, j'ai eu l'idée il y a deux ans de faire une fête de la rentrée. C'est l'occasion de clôre les vacances estivales, d'accueillir l'école dans nos vies et de relancer l'année scolaire dans la joie. Évidemment, nous invitons nos amis les plus proches et nos familles. À chaque fois, nous accueillons près de 40 personnes dont la moitié d'enfants.

Cette année, j'ai eu l'idée qu'il y ait un discours de la rentrée. Il a eu un franc succès auprès des enfants mais également auprès des éducateurs que nous y avons inclus. Clément présente ce discours de la rentrée sur son propre blog.

Vous pouvez évidemment reprendre l'idée à votre propre compte... et il n'est pas trop tard pour le faire!


Bienvenue aux nouveaux visiteurs

Je viens de constater que mon carnet est cité dans le dernier bulletin du RCIP. Je souhaite donc la bienvenue à ces nouveaux lecteurs.

Ce carnet porte sur le domaine des musées et de la culture. Il vise à colliger mes réflexions, à vous pointer les réflexions des autres et à amorcer un dialogue entre les gens intéressés par le sujet. Vous pouvez lire une brève description de moi ici.

Bonne lecture!


Vieille question

De mes années de physique, il reste plusieurs questions non résolues. Celle de la masse manquante de l'univers en est une : selon les calculs des astrophysiciens, nous ne connaissons qu'un maigre 5% de la matière de l'univers. Où est le 95% restant? Quelle est cette matière qu'on ne réussit pas à identifier et à détecter?

Semblerait qu'on la connaît un peu mieux maintenant. J'ai bien dit un peu...


Incroyable

Cette nouvelle d'un risque de collision d'un iceberg me fascine. Imaginez, il faisait l'équivalent de la surface du Luxembourg! Le Luxembourg a beau être un petit pays, c'est pas gros comme un village.

Et surtout, je suis soulagée de voir qu'il y a des gens sur la planète qui s'occupent de surveiller ça.

Par chance que tous les goûts sont de ce monde!


2004 : bilan ... et 2005

2004 s'est terminé avec une telle charge de travail que ça fait un mois que je n'ai rien publié.

2004 a été une très belle année pour moi. Beaucoup de travail. Des mandats variés et tous intéressants à explorer. En vrac, j'ai touché à :

- l'exploration des enjeux et innovations technologiques de la prochaine décennie (via Transfert Environnement pour le Centre des sciences de Montréal). Étonnant et pafois inquiétant. De belles découvertes;

- l'exposition L'Odyssée de la lumière au Musée de la civilisation (volets conservation, recherche et éducation);

- l'univers du fromage cheddar pour le Musée du cheddar (le site sera refait bientôt...). Via Proviart avec qui j'ai adoré collaborer;

- les collections scientifiques et techniques de l'Université Laval ainsi qu'un macro-inventaire de la culture scientifique et technique à Québec (une collaboration de l'Université et de la Commission de la capitale nationale du Québec). Il sera très important dans les prochaines années de préserver notre histoire et nos témoins scientifiques. Nous sommes une nation naissante et il ne faudrait surtout pas perdre ces traces;

- l'univers des ports pour le Centre des sciences de Montréal. Fascinant!;

- le 19e siècle québécois et rural avec le projet Des fantômes au musée. Un projet du Musée de la civilisation qui est en cours de production.

De beaux projets n'est-ce pas?

Et nous sommes maintenant en 2005. Déjà.

Ce que je souhaite? Encore de belles découvertes. Des occasions d'apprendre, de découvrir et de créer. Et de travailler avec des gens extraordinaire. C'est ce qui fait que les projets sont «l'fun» à mener.

Voilà. Bonne année!


Trop de choses à dire...

Oui, depuis quelque temps, j'accumule les choses que j'ai à vous dire en me disant «demain je prendrai le temps». Mais demain, devient aujourd'hui et je n'avais toujours pas le temps de composer un vrai texte d'info. Alors voilà, j'emprunte la formule de Mario et je vous les livre toutes!

- Google scholar

- Utopia Project et Utopia Station

- À la ville de Québec : projet de politique culturelle, le communiqué de presse (dieu qu'il est ardu de trouver de l'info sur le site de la ville de Québec!) et projet de politique familiale

- Veille internationale du patrimoine : un cadeau pour nous!

- La muséologie au Québec : portrait et perspectives (allocution de M. Grandmont du MCC au congrès 2004 de la SMQ)

- Prizes for Science Books

Bon, j'arrête là.


Et pourquoi pas?

Décidément, aujourd'hui je suis loin de la muséologie et de la culture. ;-)

Voici une idée de mon alma mater.

Afficherez-vous vos couleurs?

Et pourquoi pas?

En ces temps où l'on reproche à notre société de ne plus nous fournir d'occasions de développer un sentiment d'appartenance, voici une proposition qui me rejoint.

On se revoit le 2 décembre?


La rentrée

Cette semaine, c'est la rentrée à la maison. Nouvelle garderie, rentrée scolaire et début d'un nouveau mandat pour moi. Je viens de terminer la conception et la scénarisation des activités éducatives qui vont accompagner l'exposition L'Odyssée de la lumière qui ouvrira en octobre au Musée de la civilisation.

Mon nouveau mandat : volet éducatif d'un projet web pour le Musée de la civilisation. Un projet qui permettra de marier étroitement muséologie et nouveau programme d'éducation québécoise. Un superbe défi!

Après un été plutôt tranquille au niveau des publications, j'espère que l'automne sera plus fécond.

Bonne rentrée!