Fière de nos artistes

Voici un vidéo qui vise à protester contre les coupes du gouvernement canadien conservateur dans le domaine de la culture.

Tout simplement hilarant!


Voilà une belle façon de prendre position politiquement avec des moyens propres aux artistes.


L'idée de mettre le vidéo sur Youtube est une bénédiction pour les blogueurs en culture qui souhaitent prendre position également. Et pour diffuser le vidéo.

Voilà. Je prends moi aussi position.

Je suis contre les coupures dans le domaine de la culture.

;-)


Mise à jour : La blogosphère fait présentement une belle promotion de la vidéo. L'on questionne l'absence de liste des créateurs. J'avais moi aussi déploré cette absence, sans en parler ici (bon, ok, j'aurais dû le faire...). Qui a payé? Qui a réalisé? Qui a oeuvré?

Note à mes lecteurs hors-Québec :

Michel Rivard est un auteur-compositeur majeur au Québec et sa chanson La complainte du phoque en Alaska (paroles et audio - mais chanté par Fabienne Thibeault), est devenue emblématique.

La vidéo est un geste politique qui répond aux coupures ordonnées juste avant le déclenchement des élections fédérales par le gouvernement conservateur de Stephen Harper (voir article du journal Le Devoir du 9 août 2008).


DECIDE

Suite au dernier bulletin de la Société pour la promotion de la science et de la technologie du Québec, j'ai lu un excellent article sur le projet DECIDE : un jeu de société (de type rôle) où les gens sont invités à débatre sur des sujets de société reliés aux sciences.

Vraiment fascinant!

Le jeu présente une approche de type « réseaux sociaux » puisque les joueurs sont invités à aller ajouter les résultats de leur discussion sur le site Internet de DECIDE. Et les gens semblent y contribuer (voir la section des résultats sur le site)!

Voilà un autre exemple de particularités web et informatiques qui modifient notre façon d'agir dans la vraie vie. Et cela peut très facilement être orchestré et organisé par des musées... sur des sujets scientifiques ou sur bien d'autres!


La redoute du Cap-Diamant à Québec - suite


Je vous avais mentionné cette semaine du projet de la gouverneure générale de restaurer la redoute du Cap-Diamant située dans la citadelle de Québec.

Voici le communiqué de presse qui annonce le projet : Dans le cadre du 400e de Québec, la Citadelle fête Samuel de Champlain, navigateur, géographe et premier gouverneur.

Voici également un article du Soleil au sujet du Grand livre de Champlain. Avec une image qui vaut mille mots. ;-)

Vu de loin, ça me semble très dynamique ces fêtes du 400e anniversaire de Québec!


La redoute du Cap-Diamant à Québec

Je viens de lire que la gouverneure générale Michaëlle Jean a décidé d'entreprendre les travaux de rénovation et de mise en valeur de la redoute du Cap-Diamant située dans la citadelle de Québec.

Qu'est-ce qu'une redoute? C'est une petite fortification militaire complètement fermée. C'est là que vivaient les soldats chargés de la surveillance et la protection de la ville.

Québec possède deux redoutes : la redoute Dauphine située dans le parc de l'Artillerie et la redoute du Cap-Diamant située à un jet de pierre de la résidence de la Gouverneure générale (sur cette photo et sur celle-là, on voit la redoute du Cap-Diamant à l'extrémité de la pointe d'en bas à droite. C'est le « cube » en pierre). Les dimensions et les formes d'une redoute peuvent varier, ce qui est le cas de la redoute Dauphine, où il y a eu modifications de forme et de fonction lors de sa transformation en caserne.

Pourquoi je vous parle de tout cela? C'est que lorsque je travaillais comme chargée de projets chez GID, notre équipe avait eu à se pencher sur la redoute du Cap-Diamant afin d'explorer des stratégies de mise en valeur et de remise aux normes. C'était en 2003.

Je suis très contente que l'idée en vienne à sa phase de réalisation. Encore plus que cela se réalise pour les fêtes du 400e anniversaire de Québec!

J'ai bien hâte au dévoilement de l'avant-projet mardi.


Découvrir un laboratoire photo de 1855

L'archéologie permet souvent de découvrir des traces d'un lointain passé. Mais cette découverte d'un laboratoire photograhique de 1855 laissé intact au deuxième étage d'une résidence est vraiment fascinante.

Une belle histoire à raconter dans une exposition : biographie du photographe, présentation de la photographie de l'époque et donc de son histoire, mais surtout l'histoire de la découverte et de l'étude du lieu!


Vidéo sur les femmes dans l'art

Andrée vient de me faire connaître l'existence du vidéo Women in art disponible sur You tube (cliquer sur la flèche de l'écran ci-bas pour le visionner).

Il me semble qu'un musée qui effectue une rétrospective de la femme dans l'art pourraît être très intéressé à présenter ce vidéo à l'entrée. Et que cela peut en inspirer plusieurs pour d'autres thématiques.


Colloque en culture scientifique à Québec

Il y a quelques années, j'ai réalisé un mandat, avec François Côté, qui consistait à procéder à un inventaire général des collections scientifiques de l'Université Laval, ainsi qu'à identifier les lieux oeuvrant dans le domaine de la culture scientifique et technique (CST) dans la grande région de Québec.

Les constats étaient de plusieurs ordres, notamment, pour le second volet du mandat, que le nombre d'organismes en CST est important sans qu'on en soit clairement conscient. De plus, ces gens souhaient se connaître plus afin d'agir dans le même sens en promotion scientifique.

Les recommandations étaient également de plusieurs ordres, mais sur le volet «régional» du mandat, il consistait à suggérer la tenue d'un colloque régional portant sur la CST.

Ce colloque voit maintenant le jour grâce aux travaux de l'Université Laval et du Musée de la civilisation et se tiendra à Québec les 19 et 20 octobre prochain. Le programme est disponible ici.

Évidemment, je ne pourrai pas y assister. Zut.

Mais curieusement, je viens de tomber sur ce billet qui fait référence à un colloque portant sur le Futur des sciences.

Encore une preuve que la même problématique se pose un peu partout.


Dans la foulée de l'outrance verbale

Après la lecture de cette chronique de Denise Bombardier dans Le Devoir, vous croyez que je peux dire qu'un vin a un goût magique?

Cette question est anecdotique puisque je me la pose à l'instant même pour un merveilleux mandat qu'on m'a proposé. La question sous-jascente devient d'autant plus pertinente lorsque l'on produit des textes d'exposition ou autres envolées d'expression écrite.

À quel moment le mot juste (pour lequel je suis une farouche partisane!) doit-il céder le passage à la poésie?

Tant pour le vin que pour la question de muséo-principes, vous en pensez quoi?


Commission de la culture : patrimoine religieux

Excellent article de Stéphane Baillargeon dans Le Devoir de ce matin : Plaidoyer pour la nationalisation des lieux de culte.

En fait, c'est l'idée de Luc Noppen et Julie K. Morisset qui me séduit : prendre 5 ans pour choisir quelles églises (pas plus de 40%) nous devons conserver et lesquelles devront être modifiées ou détruites. Leur mémoire est disponible ici.

Le principe de conserver ou modifier l'usage des églises m'a toujours mis dans une situation inconfortable. À la base, je constate que les églises sont un des piliers de notre histoire. Mais d'un autre côté, la société a rejeté certains symboles et les pratiques de cette église et donc une partie de ce patrimoine. Le conserver, oui. Mais comment?

J'espère vraiment que la commission aura l'impact qu'il faut pour canaliser et orienter les énergies des prochaines années.


Le projet Andersen

Hier soir, c'était soir de théâtre. Au programme : Le projet Andersen de Robert Lepage.

C'est beau de voir que des être humains peuvent créer des oeuvres d'une telle qualité. Le réel et le non-réel interchangent leurs positions. Les mises en abîme se succèdent et les vies en parallèles s'entremêlent. Des échos d'hier qui se répêtent jusqu'à notre propre histoire. Le tout en toute simplicité, joué de façon toute naturelle.

Vraiment, bravo à toute l'équipe.

Au fait, avez-vous vos billets? Dépêchez-vous avant qu'il n'en reste plus...


Utile la culture?

Via la Veille internationale du patrimoine.

Voici un article qui confirme (on avait besoin de confirmation?) que la culture est utile pour la vie quotidienne.

En bref, l'article souligne que les Africains sont à la recherche de leur identité culturelle pour l'appliquer dans les travaux d'architecture.

Et nous? En quoi notre identité culturelle transparaît dans notre vie? Qu'est-ce qui fait que des non-québécois, des non-canadiens (puisque nous avons de facto deux identités), peuvent dire «Ah! Voici quelque chose typiquement québécois/canadien.» En quoi notre architecture se distingue? En quoi notre muséologie se distingue? En quoi notre vision de la société se distingue? ... parce que vouloir avoir une seule vision nord-américaine, c'est se tirer dans le pied. Sans différents points de vue, on stagne, c'est le statu quo. C'est quand on fait des réflexions de groupe avec plusieurs points de vue différents que nous cheminons le plus, que nous raffinons le mieux notre point de vue.

Qu'en dites-vous?


Montréal, ville créative

Via la Société des musées québécois, un article portant sur la créativité à Montréal tel que vu par le célèbre Richard Florida.

Semblerait que Montréal serait dans les meilleures villes en Amérique du Nord quant à son niveau de créativité.

On retrouve égalment un résumé de l'étude sur le site de Culture Montréal (lien direct vers le document en pdf).

À lire.


Culture scientifique

Intéressante question ici sur la culture scientifique.

À prime abord, je ne vois aucunement l'intérêt de mémoriser le second principe de la thermodynamique. Même pour une ex-physicienne comme moi.

Pour moi, la culture scientifique ne tient pas principalement aux formules et autres informations quantitatives (du genre qu'elle est la loi de...) mais plutôt à l'univers scientifique. À l'idée d'hypothèse, de conséquence, de raisonnement. Aux terminologies générales.

... ouain, c'est pas clair hein? ;-)

J'y reviendrai.


Archives et Parthénon

Vu dans le dernier bulletin de la Veille Internationale du Patrimoine :

- Un nouveau musée à l'Acropole : espérons que cela va leur permettre de récupérer les incroyables frises et autres artefacts conservés au British Museum de Londres. Un vieux débat...

- Avis aux archivistes. Un programme de subventions international sur la conservation des documents d'archives offert par la British Library.

- Le projet de charte culturelle dans la future constitution de l'Union Européenne. Je n'ai pas beaucoup suivi le dossier de la création d'une constitution européenne mais le peu que j'ai entendu me questionne sur nos stupides chicanes canado-québécoises. Comme dirait Janette Bertrand dans son dernier livre : «Même pas capables d'essayer de s'entendre». J'ajouterais : «comme des enfants de 4 ans qui se chicanent pour un jouet».

Vraiment, vous devriez vous abonner à la Veille Internationale du Patrimoine. Ce n'est pas encore une Agence de presse du patrimoine officielle... mais c'est pas loin. Et c'est vraiment international. Extraordinaire!


Le langue-à-langue des chiens de roche

Nous sommes allés voir la pièce de théâtre Le langue-à-langue des chiens de roche de Daniel Danis.

Quelle pièce! Que d'émotions! Quelle mise en scène! Quel travail des comédiens!

Je ne peux pas vous suggérer d'aller la voir parce qu'elle est déjà terminée. Mais j'aurais aimé le faire.

Longue discussion avec Clément sur les propos de la pièce. Visions complémentaires, compréhensions différentes. Notamment, et dans le désordre :

- l'importance de l'enfance pour établir le bonheur de vivre de toute une vie. C'est parfois irréparable. Attention aux parents, nous jouons un incroyable rôle. Et la société devrait les soutenir mieux. Surtout ceux qui sont démunis.

- les bafouages faits aux peuples autochtones. Inadmissible. Il est temps que les québécois se lèvent pour défendre leurs frères et leurs soeurs et pour les inviter à leur table. Nous devrions avoir honte de ce que nous leur faisons vivre.

- l'importance de l'implication de chacun dans la bonne marche d'une société. Individuellement, on se sent inutile. Tous les «individuellements» mis ensemble, forment la solidarité humaine d'un groupe. Notre déni, notre détachement, notre «je ne sais pas ce que je pourrais bien faire pour l'aider» font mourir les gens. Aussi cru que ça.

Une pièce à relire. Un auteur à suivre. Un metteur en scène à revoir. Des comédiens à féliciter.


Semaine nationale des sciences au Brésil

Voici une initiative brésilienne très intéressante : la semaine nationale des sciences. Vous savez, quand on parle de national au Brésil, on parle d'un territoire immense (environ 8,5 millions de km carrés par rapport à près de 10 millions de km2 au Canada) et d'une population de d'environ 160 millions d'habitants. ... peut-on imaginer que ça pourrait se faire ici? À l'image des journées de la culture.

Une initiative qui a pour but d'améliorer les échanges entre l'univers de la scientifique et technologique et la société. Le même but que l'on poursuit ici tel que mentionné dans la publication du rapport (avril 2004) Rapport de conjoncture du Conseil de la science et de la technologie du Québec.

Si je vous en parle, c'est que j'ai reçu le message qui suit par le biais de la liste de diffusion du réseau Public Communication of Science and Technology (PCST) dont je vous ai parlé ici.

Avis à ceux qui sont dans l'univers de la culture scientifique. Ils aimeraient avoir votre son de cloche.

Lire la suite "Semaine nationale des sciences au Brésil" »


Le Cid

La semaine prochaine, commence la saison 2004-2005 du théâtre Le Trident.

Première pièce: Le Cid de Pierre Corneille. Vous pouvez d'ailleurs lire une entrevue avec l'acteur Jean-Sébastien Ouellet (que les amateurs de théâtre de Québec connaissent assurément) sur le site de Théâtre Québec.

Voici un site où l'on retrouve le texte.

J'hésite entre lire le texte à l'avance pour le savourer (semblerait que c'est une oeuvre dont les mots sont des bonbons) ou vivre le bonheur, en salle, de me faire raconter une histoire dont je ne connais pas le dénouement.

Que me conseillez-vous?


Quand la musique et la science se rencontrent...

L'Agence Science-Presse publiera les prochains jours des articles sur la science et la musique : l'Info Flash sur le thème du jazz et la science. Cette série d'articles nous est présentée sous la forment suivante :

«Saviez-vous que le cerveau d'un musicien est différent de celui du commun des mortels? Que l'acoustique d'une salle relève d'une science? Que les mathématiques que vous détestiez à l'école ont eu au moins une utilité... la musique?

L'Agence Science-Presse profite du Festival international de jazz de Montréal pour publier une série d'articles sur un thème qui, à première vue, n'a rien de scientifique: la musique! Et pourtant, comme le démontreront les 10 articles publiés quotidiennement d'ici au 10 juillet, musique et science se disent -se chantent!- des mots doux depuis leurs origines.»

À suivre!


eCulture Horizons

Voici un colloque qui semble très intéressant pour les acteurs du milieu culturel : eCulture Horizons : From Digitisation to Creating Cultural Experience(s). Ça aura lieu à Salzbourg (comme dans le film La mélodie du bonheur!) en septembre 2004.

Le programme est disponible sur le site. Voici un résumé :

«In detail, the symposium tackles the following questions:
- How to make more tangible the notion of cultural experience(s)
- Future technologies to realise cultural experience(s)
- Current technologies for adding value to digital cultural objects (visualisation, semantic layers, advanced publishing technologies)
- Digitisation project planning and management (corresponding to the Lund principles)
- Funding of digitisation projects
- Creating best value from digitised cultural objects»

Coût : 50 euros (gratuit pour les étudiants).

J'irais bien! ;-)


International Child Art Foundation

Découverte d'une nouvelle organisation (merci Clément!) qui oeuvre dans le domaine de la culture : la International Child Art Foundation.

Entre autres, elle organise des événements, des ateliers et publie une revue : le ChildArt Magazine. La publication de avril/juin porte justement sur les musées : Children's Art Museums.

J'ai regardé sur le site des bibliothèques gouvernementales mais je n'ai rien trouvé. Peut-on croire que le Musée d'art contemporain et le Musée national des beaux-arts du Québec ne soient pas abonnés à cette revue?

J'aimerais beaucoup feuilleter un exemplaire de ce magazine avant de m'y abonner (à 40$ US, faut y voir avant d'acheter!). Connaissez-vous une organisation qui y est abonnée?


Michel-Marc Bouchard

Un auteur de théâtre, un créateur de magie, un québécois inspirant, une entrevue sur le site de Théâtre Québec.

Au Trident j'y avais vu ses pièces Le voyage du couronnement (1995-1996) et Les muses orphelines (1990-1991).

Au Musée de la civilisation, il avait signé les textes et la scénarisation de l'exposition Ludovica portant sur l'histoire du Québec (des traces de l'exposition). Cette exposition demeure encore aujourd'hui un des modèles d'innovation muséale.

Un homme du Québec. Un créateur pour l'humanité.


Concours «Perspective Littoral»

Un concours international d'idées pour la mise en valeur du pied de la chute Montmorency a été lancé la semaine dernière.

L'idée c'est de rassembler des idées de la part de professionnels et d'étudiants afin d'alimenter les travaux préparatoires. Ce concours n'est pas le premier pas pour l'obtention d'un contrat d'exécution mais donne tout de même des bourses intéressantes.

Voilà un bel exemple d'initiative qui donne l'occasion aux gens de s'approprier de leur ville et de la façonner à leur image... ou du moins de signifier comment ils la voient! Parce que l'innovation, ça peut être le résultat des idées de plusieurs personnes...


Protection du patrimoine : des pantoufles?

Via Blog de Viajes. Les autorités péruviennes ont trouvée une solution pour la protection du patrimoine de Macchu Picchu : inviter le touriste à mettre des pantoufles.

Je comprends l'idée derrière le geste : semblerait qu'il y a des milliers de visiteurs à chaque jour. Et ces visiteurs marchent sur des lieux historiques, sur des pierres millénaires, dans des habitations «patrimoine de l'humanité», dans des temples dont les scientifiques n'ont pas fini d'étudier.

Mais sérieusement, des pieds qui marchent, des mains qui touchent, des cadences rythmées, des sentiers «uniques», des respirations, de l'humidité et bien d'autres conditions ne deviendront pas négligeables face à de belles pantoufles! Le problème semble être une question de nombre de visiteurs. Mais comment limiter leur nombre quand l'économie en dépend?

Comment protéger un trésor mondial de l'humanité quand l'économie du pays en dépend et quand la visite in situ est le seul attrait? Sérieux questionnements!

À quand les bulles de lévitation dans lesquelles on pourrait s'installer pour visiter des sites de ce genre?


La bonne âme de Setchouan

Vendredi dernier était soir de théâtre: La bonne âme de Setchouan de Bertold Brecht.

Une GRANDE pièce de théâtre. Une oeuvre magistrale. Un moment magique de création humaine.

Vous DEVEZ aller voir La bonne âme..., c'est une création majeure que Québec a la chance et la fièreté d'avoir pondu.

Le thème est celui de la bonté, de la générosité, sur fond de contrastes, de contradictions et de déchirements. Qu'est-ce qu'être bon? Et quand tout notre monde «prend le bord» peut-on être encore bon? Y a-t-il une bonne âme à Setchouan? Oui, Chen-Te est une bonne âme... mais quel en est le prix?

Êtes-vous prêts à charger sur vos épaules le poids de la bonté et de la générosité? Y a-t-il une bonne âme chez-vous? Êtes-vous réellement une bonne âme ou laissez-vous simplement votre vie se mouvoir comme un canard impassible sur une mer houleuse?

Générosité, abus, réflexions, bonté, sourires, manipulations, colères, tout y passe. Tout y passe majestueusement, avec grandeur. Parce que c'est de ça qu'il s'agit: notre âme, notre personnalité, notre attitude.

Ça se passe au Setchouan mais ça pourrait se passer ici.


Un immense bravo à Antoine Laprise et à toute son équipe de création et surtout, aux comédiens. Vous nous offrez généreusement un grand moment de théâtre.

... et je me permets d'exprimer le souhait que vous restiez tous à Québec pour continuer à répandre votre bonne âme théâtrale... parce que c'est de ça dont il s'agit aussi!


Allez-y. Vous n'avez pas le droit de ne pas aller humer le parfum de la réflexion sur ce qu'est une bonne âme.

J'attends vos commentaires. ;-)


Serge Denoncourt

Entrevue très intéressante de Serge Denoncourt au sujet de la pièce de théâtre qu'il met en scène à L'Escpace GO: Oreste: The Reality Show (13 janvier au 7 février).

Extrait:
«En amalgamant la tragédie grecque et la téléréalité, on met en lumière le parallèle qu'on peut faire entre le spectateur assis au théâtre d'Épidaure il y a deux mille ans, et nous, assis dans notre salon devant notre téléviseur, explique Serge Denoncourt. Depuis longtemps, je pense que les tragédies grecques ressemblent tout à fait à ce qu'on peut voir aujourd'hui dans les médias. Des scandales sexuels, des meurtres qui n'ont pas de bon sens, c'est du 9-1-1, c'est la page deux du Journal de Montréal. Ce ne sont ni plus ni moins que de bonnes histoires, des soaps comme Dallas ou Dynasty!»


J'aime beaucoup cette réflexion, ce parallèle avec le monde grec, associé à la «pureté rationnelle», et notre monde de télé-réalité, de vedettariat, souvent décrit comme une décadence de l'esprit. Le théâtre classique grec et notre reality-show, un rapprochement intriguant.

Pour ceux qui y sont allés, cette pièce devrait être mise en lien avec la réflexion d'hier soir au Musée de la civilisation et toutes celles dont on entend parler dans les divers médias.

Je ne suis pas attirée par les spectacles tel Loft Story, Star Académie et autres. J'ai même un préjugé défavorable à leur égard. Mais je ne peux nier les cotes d'écoutes qu'ils réussissent à aller chercher. Tout en sachant qu'elles sont fort probablement induites par le battage publicitaire qui y est associé. Pour plusieurs, il fallait écouter ces spectacles pour suivre le courant, suivre les discussions qui s'ensuivent le lendemain matin dans les bureaux et dans les cours d'école.

Alors voilà, le rapprochement entre les tragédies grecques et les tragédies québécoises, ça me plaît. Ça nous fait réfléchir.

Ce que j'aime de toutes ces discussions sur la télé-réalité, c'est que nous avons, comme peuple, une réflexion collective (mais vraiment collective, tout le monde en parle!) sur la qualité de notre télévision, de notre fiction et de nos valeurs.

Parlez-en en bien. Palez-en en mal. Mais parlez-en... ça nous fait réflechir... ça nous fait évoluer comme peuple, comme société.


Jules Verne

La Science se livre de la Société pour la promotion de la science et de la technologie envisage de s'intégrer au projet international 20 000 écoles sur les mers du réseau Jules Verne. Ce projet semble s'inscrire dans l'année du centième anniversaire du décès de Jules Verne.

J'aimerais en savoir plus. Après une recherche (très) rapide, j'ai rien vu sur ce projet dans Google. Il y aurait lieu qu'un musée s'intègre à cette initiative... et j'aimerais en faire partie. ;-)

... Par ce que l'oeuvre de Jules Verne est un incroyable exemple de jumellage science et culture. ;-)


La prophétie des grenouilles

Je viens de lire le livre de Jacques-Rémy Girerd, relié au film d'animation La prophétie des grenouilles.

Belle histoire toute simple, infantile dans le beau sens du terme. Belles images. Belle illustration et réflexion sur le sujet-que-je-ne-veux-pas-vous-dévoiler.

J'ai hâte de voir le film! Il est sorti en France, mais l'océan qui nous sépare est tellement grand qu'il faudra sûrement attendre plusieurs mois encore...


Quand la culture se fait amusante

Ennuyante l'histoire? Que non! La Commission de la capitale nationale organise avec des collaborateurs du domaine de la culture (le Théâtre du Trident, le Musée de l'Amérique française et le Journal de Québec) le Tribunal de l'Histoire.

Dans ce communiqué on retrouve les détails.

Mercredi le 3 décembre, vous pourrez devenir juré pour le procès de Marie de l'Incarnation, accusée d'avoir fomenté un génocide culturel. Une mise en scène, de la musique, des comédiens et des références historiques via une historienne, voilà ce que l'on nous propose. Le public joue le rôle du jury. Ne rêviez vous pas d'être juré un jour sans avoir les contraintes du rôle «réel»? À vous de jouer et d'apprendre!

Wow!

Et c'est gratuit!


Oedipe à Colone

Je suis allée voir Oedipe à Colone au Théâtre du Trident tel que je l'avais annoncé ici.

Un classique. Pas un classique «comme certains les trouvent plate». Mais un classique comme on parle d'un classique en philosophie. Philosophie de la vie, de la mort. Par la suite, une belle discussion-réflexion «à la recherche du sens» avec Clément.

L'histoire d'Oedipe et l'histoire de la tragédie grecque, ça fait longtemps que je la côtoie. Ça a aidé à comprendre les nuances. Sinon, une petite mise en introduction est effectuée au début de la pièce.

Petit bémol. J'ai été très surprise par le ton des échanges. J'ai réalisé que d'habitude les échanges au théâtre sont naturels, comme si on était dans notre vraie vie. Comme si on voulait nous montrer ce que peut être la vie, la nôtre ou celle des autres. Mais là, pas du tout. Rien de naturel dans les gestes, dans les paroles, dans le ton des échanges. À la limite du désagréable. Métaphore philosophique? Tradition du théâtre grec classique? Choix «éditorial»? Je ne sais pas.

Par ailleurs, et il ne faut surtout pas rater ça!, la performance de Albert Millaire est tout simplement époustouflante. Une performance physique hors du commun. Imaginez-vous sur une scène en pente de près de 40 degrés avec les yeux bandés et ce, pendant près de deux heures sans entracte. En plus, il réussit à rendre son rôle avec grandeur. Chapeau!

Dernier commentaire. Depuis quelques saisons, je suis étonnée de la quantité de jeunes qui fréquentent le théâtre du Trident. Dans mon jeune temps (!) - j'ai commencé à aller au théâtre pendant mon primaire - j'étais à peu près la seule. Ces jeunes proviennent probablement du Cégep, des cours de français-théâtre. Voilà une belle réussite des enseignants à qui en revient assurément le mérite!


Expérience photographique du patrimoine

Voilà une initiative culturelle que j'admire beaucoup. Ce concours international organisé par le Conseil de l'Europe permet à des jeunes de photographier le patrimoine qui les environne. Plusieurs pays sont représentés en Europe et hors Europe.

Il est possible de contempler les oeuvres des jeunes québécois au Musée national des beaux-arts du Québec jusqu'à dimanche prochain le 5 octobre. L'accès est gratuit. Pour plus de détails, lisez le communiqué de presse de la Ville de Québec à ce sujet.

Si j'aime ce genre de concours c'est pour plusieurs raisons:

1) Évidemment, on peut y voir de belles photographies de partout dans le monde;

2) la participation à un projet oblige les jeunes à réfléchir et à s'organiser, ce qui est en soi, un excellent apprentissage;

3) mais surtout, je trouve qu'une telle initiative permet aux jeunes de jeter un regard sur leur patrimoine et au reste du monde de connaître ce qui est significatif pour eux.

... parce que les jeunes ont bien des choses à dire...
... et que la culture est une des façons de s'exprimer.


Jean-Pierre Ronfard

Cela fait près de vingt ans que je suis abonnée au Théâtre du Trident. Une pièce, par-dessus toutes les autres, m'a particulièrement marquée: Ines Pérée et Inat Tendu de Réjean Ducharme (saison 1998-1999). La mise en scène était majestueuse. Elle donnait une force incroyable au texte et au jeu des comédiens. Cette mise en scène était l'oeuvre de Jean-Pierre Ronfard.

Et voilà que la nouvelle nous annonce le départ de cet homme de théâtre.

Sa dernière mise en scène, Oedipe à Colone, actuellement présentée à L'Espace Go, sera au Théâtre du Trident du 4 au 29 novembre 2003.



Mes adieux. À la famille. Aux amis. Merci et courage.


Ha! ha!

Vu la pièce de Réjean Ducharme Ha! ha! au Théâtre du Trident.

Les comédiens sont extraordinaires. Impossible de voir les personnes derrière les personnages. Ils SONT les personnages!

Éclairages. Wow! Jeux de temps, jeux de lumières. Une merveilleuse démonstration que la lumière peut parler!

Pour la pièce en soi, il faudra que je lise le texte. Les jeux de mot «à l'écrit» s'envolent lorsqu'ils quittent le papier. Et Ducharme y prend particulièrement plaisir à jouer avec les mots.

Je dois vous avouer qu'à un moment donné, j'ai failli me lever et crier « Ça suffit! Arrêtez d'être méchants comme ça!». Il a fallu que je me retienne très fort, que je me rappelle que j'étais dans une pièce de théâtre pour ne pas agir de la sorte.

Malheureusement, il arrive encore trop souvent que des gens vivent ces humiliations et cette méchanceté. Ce n'est alors plus une comédie.


L'homme du train

Vu le film L'homme du train de Patrice Leconte, avec Jean Rochefort et Johnny Hallyday.

Deux hommes. Peu de communication mais beaucoup de dialogues. Ils se comprennent à demi-mot.

La vie de l'autre semble plus attrayante que la nôtre. Pourtant, les vies de Manesquier et de Milan ne sont pas des rêves.

Un film lent, sans action mais avec de beaux échanges et quelques rires.